La gazette

Semaine à haut risque pour les allergiques aux pollens

Pendant cette semaine mondiale de l’allergie, le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) prévient que le risque allergique est très élevé dans certaines régions de France, incluant la région Rhône-Alpes et le Nord de la France, ainsi que la région parisienne.

Pollens
En moyenne, 30 % de la population française serait concernée par la rhinite allergique saisonnière ou le rhume des foins. « Le risque va devenir élevé, voire très élevé dès le week-end et plus particulièrement dimanche (NDLR 17/04/2016), en raison du beau temps prévu » indique Charlotte Sindt, la directrice du RNSA. Le soleil, une température douce et du vent favorisent l’émission et la dispersion du pollen dans l’air. Les pollens peuvent devenir plus allergisants sous l’effet de polluants atmosphériques (dioxyde d’azote, diesel, ozone).

Dans le sud de la France, la saison des pollens d’arbres allergisants est en revanche déjà bien entamée : les pollens de platane, de frêne et de chêne sont en train de prendre le relais des pollens de cyprès. L’alerte rouge est placée dans plusieurs départements du Nord et du Nord-Est face à la montée de l’allergie aux pollens de bouleau (bétulacée au fort potentiel allergisant). Dans ces zones, des patients présentant une pollinose au bouleau sont sensibilisés également aux pollens d’aulne, de noisetier, de charme et de chêne. Des réactions croisées peuvent être observées avec les rosacées (pomme, poire, fraise,…), les ombellifères (céleri, carotte, persil…), les solanacées (tomate, poivron, pomme de terre,…).

En cette période de printemps, il existe également des risques allergiques d’exposition aux pollens de pariétaire (mauvaise herbe) et de graminées. Certains pollens sont plus allergisants que d’autres : cyprès, bouleaux, graminées, ambroisies, pariétaires, armoises, plantains, platanes. Une formule simple permet de retenir les signes de l’allergie respiratoire, PAREO :

  • Prurit (démangeaisons du nez, des yeux, des oreilles, du palais),
  • Anosmie (perte totale ou partielle de l’odorat),
  • Rhinorrhée (nez qui coule comme une fontaine),
  • Éternuements (en salves),
  • Obstruction nasale (nez bouché).

Quelques astuces simples pour limiter les risques et agir contre les aéroallergènes :

  • Evitez les contacts avec l’allergène. Fermez les fenêtres au moment des pics polliniques, notamment le soir. Le fait de passer l’aspirateur tous les jours diminue de moitié la concentration de pollens dans la poussière de maison par rapport à une aspiration par semaine.
  • Envisagez de porter des lunettes de soleil à l’extérieur afin de diminuer la quantité de pollens en contact avec les yeux.
  • Faire sécher le linge à l’intérieur de la maison afin de limiter la fixation des pollens.
  • Rincez-vous les cheveux en fin de journée afin de vous débarrasser des pollens, et d’éviter tout dépôt sur votre oreiller.
  • Restreindre le plus possible les balades en forêt, dans les champs ou dans les parcs principalement le matin ou par beau temps et grand vent.
  • Ne pas hésiter à porter un masque et des lunettes de protection si vous devez effectuer du jardinage.

Auteur : Dr Cha Rosunee
Conflits d’intérêts : L’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée. Cet article est issu d’une expérience de terrain, il existe d’autres produits, et d’autres protocoles de prise en charge.

Semaine à haut risque pour les allergiques aux pollens