Yeux qui pleurent : causes, traitements et quand consulter

Yeux qui pleurent : causes, traitements et quand consulter

Avoir les yeux qui pleurent ou un œil qui coule est une situation fréquente et souvent banalisée. Pourtant, un larmoiement excessif peut rapidement devenir gênant au quotidien, altérer la vision et être le signe d’un déséquilibre ophtalmique ou d’une pathologie sous-jacente. Comprendre ce phénomène, identifier les causes possibles et savoir quand voir un professionnel de santé permet d’éviter les complications et d’améliorer durablement le confort visuel.
En bref
Un œil qui pleure ou un larmoiement excessif est fréquent mais peut traduire une irritation, une sécheresse oculaire, une allergie ou une pathologie sous-jacente. Lorsque les larmes deviennent persistantes ou gênantes, elles ne remplissent plus correctement leur rôle protecteur. Identifier la cause permet d’adopter un traitement adapté et d’éviter les complications. Un avis médical est recommandé en cas de symptômes prolongés, douloureux ou associés à une baisse de vision.

Pourquoi les yeux pleurent-ils ?

Le rôle des larmes

Les larmes jouent un rôle fondamental dans la protection de l’œil. Produites par les glandes lacrymales, elles forment le film lacrymal qui recouvre l’étendue oculaire, notamment la cornée. Ce dernier est indispensable pour :

  • lubrifier l'organe de la vue,  
  • maintenir une vision nette,  
  • protéger contre les agressions extérieures.

Le liquide lacrymal permet également d’évacuer les poussières, les corps étrangers et les agents irritants qui peuvent se déposer au niveau de l’œil. En temps normal, les larmes sont produites en quantité suffisante puis drainées par les voies lacrymales vers les canaux lacrymaux.

Bon à savoir : l’hypersécrétion peut être causée par une grippe, un rhume ou des allergies. Dans ce cas, il est seulement recommandé de rincer l'œil avec du sérum physiologique et d'utiliser un collyre antihistaminique s'il s'agit d'une allergie.

Quand le larmoiement devient-il anormal ?

L’hypersecrétion devient problématique lorsqu’il est excessif, persistant ou sans cause apparente. Certaines personnes décrivent une sensation d’œil qui « coule » en permanence, accompagnée d’une gêne à la vision ou d’un flou intermittent. Dans ces situations, l’œil tente parfois de compenser une irritation ou une sécheresse oculaire en augmentant la production de larmes, mais celles-ci sont de mauvaise qualité et ne stabilisent pas correctement l’aire ophtalmique.

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Les causes les plus fréquentes

Sécheresse oculaire

Contrairement aux idées reçues, la sécheresse ophtalmique est l’une des premières causes de ce phénomène. Lorsque l’écran lacrymal est instable ou insuffisant, la surface s’assèche. En réaction, l’œil déclenche une hypersecrétion réflexe, souvent abondant mais inefficace.

La sécheresse oculaire s’accompagne généralement d’une sensation de sable dans les yeux, de picotements, de brûlures ou d’une fatigue visuelle. Les glandes de Meibomius, situées dans les paupières, peuvent être impliquées lorsqu’elles produisent une phase lipidique de mauvaise qualité.

Allergies

Les allergies provoquent fréquemment des manifestations comme des larmes. Le contact avec des allergènes comme le pollen, la poussière ou les acariens entraîne une réaction inflammatoire de la l'aire oculomotrice. Les yeux deviennent rouges, irrités, avec des démangeaisons marquées et un épanchement clair.

Ce type d’hypersecrétion est souvent associé à d’autres signes allergiques comme les éternuements ou le nez qui coule, et peut être saisonnier ou chronique.

Grippes et rhumes

La grippe ou le rhume entraine des manifestations telles que  

  • larmes,  
  • toux,  
  • fièvre,  
  • mal de gorge,  
  • écoulement nasal,  
  • mal de tête,  
  • fatigue.  

En cas de grippe, ces symptômes sont plus intenses et durent plus longtemps.

Fatigue visuelle et écrans

Le travail prolongé sur écran est aujourd’hui une cause majeure de larmoiement. Devant un ordinateur, une tablette ou un smartphone, le clignement des paupières diminue, ce qui perturbe la répartition du film lacrymal. Les yeux deviennent secs, puis se mettent à pleurer en fin de journée.

La fatigue visuelle, souvent liée à un mauvais éclairage ou à une distance écran inadaptée, peut accentuer ce phénomène.

Conjonctivite ou infection

Une infection, comme une conjonctivite, entraîne une hypersécrétion associée à une rougeur marquée, une gêne à la lumière et parfois des sécrétions épaisses. Selon l’origine bactérienne ou virale, les signes peuvent évoluer rapidement.

Dans ces cas, l’utilisation inadaptée de collyres peut aggraver la situation, d’où l’importance de rencontrer un professionnel de santé avant de se soigner.

Canal lacrymal bouché

Lorsque les voies lacrymales sont obstruées, les larmes ne s’évacuent plus correctement. Elles stagnent à la surface de l’œil et provoquent un débit constant. Cette situation est plus fréquente chez le nourrisson, mais peut aussi toucher l’adulte, notamment avec l’âge ou après une infection.

Bon à savoir : en présence de signes autres que le larmoiement, tels que rougeur, vision floue, démangeaisons, sensation de sable, larmoiement excessif et gonflement de la paupière, par exemple, il est important de consulter un ophtalmologiste.
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Yeux qui pleurent : quand consulter un ophtalmologue ?

Signaux qui doivent alerter

Un larmoiement qui dure plusieurs jours malgré des mesures simples doit inciter à consulter un ophtalmologue. La présence d’une rougeur importante, d’une douleur ou d’une baisse de vision constitue un signal d’alerte. Ces symptômes peuvent être associés à une atteinte plus profonde de l’aire oculaire ou de la cornée.  

Situations nécessitant un avis rapide

Une consultation rapide est indispensable en cas de :

  • traumatisme ophtalmique,  
  • suspicion d’infection,
  • de sensibilité élevée à la lumière.  

Ces signes peuvent révéler une pathologie nécessitant une prise en charge urgente.

Lorsque l’accès à un spécialiste est difficile, il est possible de consulter un ophtalmologue en ligne via la téléconsultation, notamment pour des situations non urgentes. Cette solution permet d’obtenir un premier avis médical, une orientation diagnostique et, si nécessaire, une prescription adaptée.

Comment se soulager ?

En cas d’irritation, rincer doucement l’organe de la vue à l’eau propre ou avec une solution adaptée peut aider à éliminer les poussières ou les corps étrangers. Il est important d’éviter de frotter, ce qui aggrave l’inflammation. Les porteurs de lentilles doivent les retirer dès les premiers signes d’irritation.

Les larmes artificielles sont souvent recommandées pour améliorer la qualité de la bande lacrymale et soulager les yeux larmoyants. La réduction des allergènes dans l’environnement et l’ajustement des conditions de travail, comme l’éclairage ou la hauteur de l’écran, contribuent également à diminuer le larmoiement excessif.

Prévenir le larmoiement au quotidien

Hygiène visuelle

Adopter une bonne hygiène visuelle est indispensable pour préserver la surface oculaire. Faire des pauses régulières lors du travail sur écran permet de réhydrater naturellement les yeux et de réduire la fatigue visuelle.

Soins préventifs

Le nettoyage délicat des paupières aide à maintenir le bon fonctionnement des glandes lacrymales. En hiver, l’humidification des pièces limite l’assèchement de l’air et protège la bande lacrymale.

Yeux qui pleurent : allergie, infection ou fatigue ?
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L’avis des experts de MédecinDirect

Les yeux qui coulent sont un symptôme très fréquent en consultation, mais ils ne doivent jamais être négligés. Dans de nombreux cas, le larmoiement excessif masque une sécheresse ophtalmique ou une irritation chronique de la circonférence de l’œil. L’automédication, notamment avec des collyres inadaptés, peut aggraver les symptômes. Un diagnostic précis permet de proposer un traitement ciblé et d’éviter les complications. En cas de doute, un avis médical, y compris en téléconsultation, permet d’orienter rapidement le patient et de préserver sa santé visuelle sur le long terme.

 

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