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Coronavirus : mythes et réalités | Les médecins font le point ℹ️

Je suis enceinte, que dois-je faire ? Comment faire le test ? Faut-il que j’arrête mes traitements ? Que penser de la chloroquine ? L’équipe médicale de MédecinDirect répond à 16 questions fréquentes quant au Coronavirus COVID-19. Mis à jour le 16 avril 2020.

 

✋ Suis-je une personne à risque ?

La notion de « risque » concerne uniquement les patients déjà contaminés pour lesquels un passage à une “forme grave” de la maladie est à craindre. En effet, aucun argument en faveur d’une augmentation du risque d’infection chez les personnes considérées comme “à risque” n’est à ce jour rapporté.

Dans ce cadre, les personnes suivantes sont considérées comme plus à risque de développer une forme grave de la maladie COVID-19 :

  • Les personnes âgées de 70 ans et plus (les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée)
  • Les patients aux antécédents cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée, antécédent d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV
  • Les diabétiques insulinodépendants (diabète de type 1) non équilibrés ou présentant des complications secondaires à leur pathologie
  • Les personnes présentant une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale
  • Les patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée
  • Les malades atteints de cancer sous traitement

La maladie du COVID-19 peut entraîner une infection respiratoire grave. Sont également considérées comme à risque présumé les situations suivantes :

  • Les patients suivant une chimiothérapie anticancéreuse, un traitement immunosuppresseur, une biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive
  • Infection à VIH non contrôlé ou avec des CD4 < 200/mm3
  • Suite à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques,
  • Liée à une hémopathie maligne en cours de traitement
  • Les malades atteints de cirrhose au stade B de la classification de Child-Pugh – au moins
  • Les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle (IMC) > 40 kg/m2) par analogie avec la grippe A(H1N1)09.

Nous vous recommandons de bien suivre les consignes d’hygiène rapportées dans le document ci-joint et de limiter au maximum vos déplacements : http://bit.ly/2TR2iUg

 

🤰 Je suis enceinte, que dois-je faire ?

Au fur et à mesure que l’on a plus d’information sur l’infection sur le SARS-CoV-2, nous découvrons de plus en plus sa contagiosité.

Selon les premières données en France, les nouveaux nés de mère infectée sont en bonne santé. Très peu de formes graves sont constatées chez ces dernières. Une étude chinoise montre une possible contamination entre la mère malade et le nouveau-né, mais cela reste exceptionnel dans l’état actuel des connaissances.

Concernant les nouveaux nés

Dans une lettre publiée dans un grand journal scientifique le 26 mars, il est montré, en Chine, une évolution très favorable des nouveaux nés de mère malades et positives au COVID-19. D’autres études montrent cependant l’absence du virus COVID-19 dans les prélèvements de liquide amniotique, de sang du cordon et de lait maternel chez les mères atteintes du virus. Il n’y a, néanmoins, aucun décès décrit chez les nouveaux-nés ni en Chine ni en Italie.

Toutes ces informations sont rassurantes mais il faut rester prudents. C’est pour cette raison que nous vous conseillons de continuer le respect strict des mesures de barrière, que vous pouvez trouver ici : http://bit.ly/2TR2iUg

 

🌡️ Quels sont les symptômes les plus fréquents ?

Les dernières études publiées sur le sujet et ce qui a été observé depuis le début de l’épidémie nous confirme que les symptômes du COVID-19 sont proches de ceux de la grippe. Les symptômes les plus fréquents et significatifs à apparaitre sont :

  • La fièvre (94 % des cas)
  • La toux (79 % des cas)

Environ un quart des malades ressentent également de la fatigue et ont un symptôme de toux sèche pouvant évoluer vers une toux grasse. Il est aussi possible de ressentir des douleurs musculaires, une gêne respiratoire et une agueusie / anosmie (soit la perte du goût et de l’odorat).

Pour les cas les plus graves, une infection pulmonaire ou pneumopathie est aussi observée. De manière plus marginale, 4 à 5 % des malades peuvent souffrir de diarrhées, nausées et vomissements.

Récemment, les spécialistes ont alerté sur d’éventuelles manifestations cutanées du COVID-19 sous forme de « pseudo-engelure » notamment. Dans un communiqué sur le sujet, la Société Française de Dermatologie incite à la vigilance tout en appelant à rester prudent et à ne pas tirer de conclusions hâtives.

Nous en profitons pour vous transmettre ce document concernant les mesures d’hygiène élémentaires : http://bit.ly/2TR2iUg

 

👃 J’ai perdu le gout / l’odorat, que cela veut-il dire ?

La disparition du goût et de l’odorat sont décrits dans l’infection au COVID-19 (article). Leur survenue est décrite par les patients comme brutale. On considère ces personnes comme porteuses du virus et donc, malgré l’absence d’autres symptômes, ils doivent prendre les même mesures de barrière que ceux qui sont malades.

Il n’y a pas de traitement pour ce symptôme. L’administration de corticoïdes, même inhalées, est à proscrire. Il en va de même pour les lavage de nez. C’est un symptôme qui est associé – d’après nos connaissances actuelles – à des formes bénignes de la maladie. Il est important de respecter l’évolution naturelle pour ne pas potentiellement aggraver la situation. Il faut donc “prendre son mal en patience”. 

Concernant la durée des symptômes, il est encore trop tôt pour avoir une durée relativement exacte. Ils peuvent durer de quelques jours à plusieurs semaines. A priori, la restauration des sens est ad integrum.

 

🧭 J’ai des symptômes, que dois-je faire ?

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au COVID-19 :

  • je reste à domicile,
  • j’évite les contacts,
  • j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation.
  • Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, ou si je me sens épuisé et incapable de me lever, j’appelle le SAMU- Centre 15.

 

🔬 Comment faire le test COVID-19 ?

À ce jour, les décisions gouvernementales concernant le dépistage ne sont pas en faveur d’un dépistage de masse.

Les situations suivantes doivent faire l’objet de tests systématiques :

  • les personnes présentant des signes de gravité et des symptômes évocateurs du COVID-19
  • les professionnels de santé présentant des symptômes évocateurs de COVID-19
  • les personnes fragiles ou à risque présentant des symptômes évocateurs du COVID-19
  • les trois premières personnes présentant des symptômes évocateurs du COVID-19 dans les structures collectives hébergeant des personnes fragiles, pour prendre des mesures immédiates afin d’éviter une transmission entre les résidents
  • les personnes hospitalisées présentant des symptômes évocateurs de COVID-19
  • les femmes enceintes symptomatiques, quel que soit le terme de la grossesse
  • les donneurs d’organe, tissus ou cellules souches hématopoïétiques

Le nombre de test pratiqué par jour étant en forte augmentation, les conditions pour être testé au Covid-19 sont amenées à évoluer dans les jours à venir.

 

🤷 Comment savoir si j’ai / j’ai eu le COVID-19 ?

il y a plusieurs possibilités pour pratiquer le test :

  • Pour les patients à l’hôpital ou avec signes de gravité, ces tests seront réalisés dans les hôpitaux.
  • Pour les autres patients répondeurs aux critères de dépistage, il est possible d’être testé dans les laboratoires en ville, sur prescription médicale. Les prélèvements seront réalisés à domicile. Vous ne devez en aucun cas vous rendre directement dans les laboratoires de biologie, mais les appeler au préalable afin de savoir si le test y est disponible, et connaitre les modalités de prélèvement.

Il existe deux types de tests. Les tests PCR (réaction en chaîne par polymérase) recherchent la présence directe du virus dans un prélèvement naso-pharyngé. Les tests sérologiques recherchent dans un prélèvement sanguin des anticorps spécifiques, produits en réponse au virus. Ce deuxième test permet de savoir à posteriori si le patient a été infecté par le virus.

 

1️⃣ Tests par PCR

Le test PCR est un test non invasif qui ne prend que quelques secondes. Il peut être plus ou moins douloureux selon la sensibilité de chacun. Pour confirmer ou infirmer la présence du virus, on prélève des cellules nasales profondes à l’aide d’un écouvillon (une sorte de long coton-tige que l’on insère dans les cavités nasales) jusqu’à 15 cm environ. L’une des raisons à cette mauvaise performance est la qualité des prélèvements. En effet, c’est un prélèvement plutôt désagréable et douloureux. Voici une vidéo de sa réalisation correcte : https://youtu.be/DVJNWefmHjE.

3 à 6 heures sont nécessaires pour analyser un échantillon, sans tenir compte des délais d’acheminement. Un arrêté précise que les résultats des tests doivent être transmis au patient sous 24h.

 

2️⃣ Tests par sérologie

Lors de la conférence de presse du 28 mars 2020, le Ministre de Santé a indiqué que la sérologie (un moyen de voir dans le sang si on a eu une réponse immunitaire au virus) du COVID-19 n’est pas encore disponible. Il a souligné par ailleurs les problèmes concernant les performances des autres tests, en termes de sensibilité* ou spécificité**, qui sont relativement basses, rendant leur réalisation peu fiables pour un dépistage de la population générale.

* Sensibilité : La sensibilité d’un test diagnostic est ainsi sa capacité à détecter tous les malades (c’est-à-dire à avoir le moins de faux négatifs). Cette valeur permet de ne pas passer à côté de personnes ayant la maladie en les rassurant à tort.
** Spécificité : Capacité à ne détecter que les malades (avoir le moins de faux positifs). Si un test a une très bonne spécificité (> 95 %), quand il est positif, on a une grande probabilité que la personne est infectée par le COVID-19 et non pas une autre maladie +/- similaire

 

🗣️  Suis-je encore contagieux-se ?

Plusieurs études ont évoqué la question de la contagiosité des patients. Le Haut Conseil de la Santé Publique en France a émis un avis concernant les critères cliniques de sortie d’isolement des patients infectés. Il est à ce jour très difficile de savoir avec exactitude quand est-ce que les personnes ne sont plus contagieuses car nous avons différentes sources de données (sécrétions nasales / fécales montrent la persistance du virus pendant 20 jours) mais, comme le dit HCSP, la seule méthode fiable est de faire la culture du virus à partir de sécrétions nasales. Cette méthode est coûteuse, longue est difficilement accessible.

A défaut d’avoir la certitude, un graphique montre les périodes que l’on considère que le patient est contagieux. Dans ce graphique on peut voir que pour les formes symptomatiques (qui sont les plus fréquentes), le patient est considéré comme contagieux jusqu’à 21 jours après le début des symptômes.

Il est donc préférable de ne pas exposer son entourage à une contamination par le virus, surtout en cette période d’épidémie.

 

👫 Quelles sont les précautions à prendre si l’on vit à deux dans un petit logement et que l’un des deux est atteint et confiné à la maison  ?

Découvrez notre article dédié à ce sujet (à venir)

 

😷 Faut-il porter un masque ?

Les masques chirurgicaux sont disponibles seulement sur prescription médicale. Leur port est réservé aux personnes malades, aux personnes en contact avec des personnes à risque modéré/élevé et aux professionnels de santé. Ils ne peuvent en aucun cas être lavés pour être réutilisés et ils doivent donc être jetés à la poubelle après utilisation.

Le port de ce type de masque par la population non malade n’est pas recommandé dans la mesure où son efficacité n’est pas démontrée. Les masques FFP2, plus filtrants que les masques chirurgicaux, sont recommandés uniquement pour les professionnels qui ont un contact direct avec les personnes infectées, dans le cadre des procédures de prise en charge spécifique.

Dans son intervention du 13 avril 2020, Emmanuel Macron a assuré que chacun pourrait disposer d’un “masque grand public” à partir du 11 mai prochain pour se protéger. Les modalités pour obtenir ces masques restent à définir.

 

😌 Quels traitements ont été prodigués aux personnes contaminées ayant été guéries ?

À ce stade, il n’existe pas de médicament ciblant le COVID-19. La prise en charge consiste aujourd’hui à traiter les symptômes : faire baisser la fièvre et aider la respiration. Ce sont les réponses immunitaires du patient qui l’aident à contrôler le virus.

 

😌 Quels sont les critères de guérison ?

 

En population générale

  • Au moins 8 jours à partir du début des symptômes
  • Disparition de la fièvre vérifiée par une température rectale inférieure à 37,8 °C (mesurée avec un thermomètre 2 fois par jour en l’absence de prise d’antipyrétique dans les 12 h précédentes)
  • au moins 48 h après la disparition d’une éventuelle dyspnée (fréquence respiratoire inférieure à 22/min au repos).

 

Pour les personnes immunodéprimées

  • au moins 10 jours à partir du début des symptômes
  • critères identiques à ceux de la population générale.

Port d’un masque chirurgical de type II pendant les 14 jours suivant la levée du confinement lors de la reprise des activités professionnelles.

 

Pour le personnel de santé non sujet à risque

  • au moins 8 jours à partir du début des symptômes
  • critères identiques à ceux de la population générale.

Port d’un masque chirurgical de type II pendant les 7 jours suivant la levée du confinement lors de la reprise des activités professionnelles.

 

Pour le personnel de santé sujet à risque

  • au moins 10 jours à partir du début des symptômes
  • critères identiques à ceux de la population générale

Port d’un masque chirurgical de type II pendant les 7 jours (14 jours pour les patients immunodéprimés) suivant la levée du confinement lors de la reprise des activités professionnelles.

 

Pour le personnel de santé avec forme grave de COVID-19

Au cas par cas en lien avec le médecin du service de santé au travail.

 

🙌 La chloroquine peut-elle soigner le coronavirus ?

La chloroquine est souvent citée dernièrement comme une potentielle réponse à l’épidémie. Le recours à cet antipaludéen a été testé à l’Institut Hospitalo-Universitaire (IHU) méditerranée infection de Marseille. Les premiers résultats obtenus par l’équipe du Pr Didier Raoult qui a mené une étude, ont montré des bénéfices sur des patients infectés au COVID-19. Bien qu’encourageant, ce pilote n’a été mené que sur 24 patients : il ne permet donc pas d’affirmer l’efficacité de la chloroquine contre l’infection.

Ces premières données doivent être confirmées par des études de plus grande ampleur. Olivier Véran, ministre de la Santé, a indiqué avoir “donné l’autorisation pour qu’un essai plus vaste par d’autres équipes puisse être initié dans les plus brefs délais sur un plus grand nombre de patients ». L’essai concerne 3 200 patients en Europe dont 800 en France. Plusieurs CHU du pays sont concernés à Paris, Lyon, Nantes et Lille, mais l’essai devrait être ensuite étendu à plusieurs dizaines d’établissements.

⚠️ A l’heure actuelle et en l’absence d’étude plus poussées, plusieurs experts appellent à la prudence en raison des effets indésirables de la chloroquine qui peuvent être graves.

La prescription est uniquement hospitalière. Aucun médecin de ville n’est habilité à prescrire ce traitement à l’heure actuelle, et les pharmacies de ville n’ont plus d’autorisation de le délivrer.

 

📝 Prescription de la chloroquine

Voici le décret du 25 mars 2020 précisant les indications et modalités de prescription de la chloroquine, paru au Journal Officiel, le 26 mars. Décret n° 2020-314 du 25 mars 2020 complétant le décret n° 2020-293 du 23 mars 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

L’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrites sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le COVID-19, dans les établissements de santé et pour la poursuite de leur traitement sur autorisation du prescripteur initial, à domicile »
Cela veut dire que pour obtenir une telle prescription à ce jour dans le cadre de l’infection à COVID-19, vous devez :

  1. avoir une infection confirmée
  2. être hospitalisé dans un établissement de santé (car les médicaments sont fournis, achetés, utilisés et pris en charge par les établissements de santé)

 

Pour les patients qui prenaient déjà un traitement chronique par PLAQUENIL© et les préparations à base d’hydroxychloroquine :

Ils pourront le renouveler en pharmacies d’officine dans le cadre :

  • d’une prescription initiale émanant exclusivement de spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie
  • d’un renouvellement de prescription émanant de tout médecin.

Pour le moment, pas de prescription possible si vous avez une infection non sévère, et encore moins si vous êtes inquiet/ Nous serons donc au regret de ne pouvoir accéder à votre demande. Soyez cependant assuré que nous suivons attentivement l’actualité et nous adapterons chaque jour aux recommandations si elles évoluent !

 

🚫 Faut-il que j’arrête mes traitements actuels ?

L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) appelle les patients et les professionnels de santé à privilégier l’utilisation du paracétamol en cas de fièvre. Les anti-inflammatoires (dont l’ibuprofène) peuvent masquer une infection et potentiellement avoir un effet aggravant dans certaines situations. Si vous êtes actuellement traité par anti-inflammatoires ou par corticoïdes, n’arrêtez pas votre traitement. Pour tout traitement de fond, il est nécessaire de bien évaluer le rapport entre les bénéfices de votre traitement et les risques d’un arrêt de celui-ci avant tout arrêt.

Dans l’immédiat, je vous conseille de poursuivre votre traitement et de contacter dès à présent votre médecin traitant ou spécialiste, qui seront les mieux placés pour vous orienter.

 

📝 Comment obtenir un arrêt de travail suite à la fermeture des crèches et établissements scolaires ?

La Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) a mis en place un lien pour permettre la délivrance exceptionnelle d’un arrêt de travail suite à la fermeture des crèches et établissements scolaires : https://declare.ameli.fr. Cette demande doit être effectuée par votre employeur, uniquement en cas d’impossibilité de mise en oeuvre d’un télétravail, pour un seul des 2 parents.

Cet arrêt de travail peut être d’une durée maximale de 14 jours (éventuellement renouvelable si les mesures de fermeture sont poursuivies). Vous souhaitez en savoir plus ? Découvrez notre article dédié.

 

🐱 Les animaux peuvent être porteurs du coronavirus  ?

En l’état actuel des connaissances, bien que le COVID-19 soit d’origine animale (d’animaux sauvages), il n’existe aucune preuve que les animaux de compagnie et ceux d’élevage soient porteurs du virus. L’Agence nationale de sécurité sanitaire exclut donc la possibilité de transmission du virus en mangeant de la viande issue d’un animal d’élevage.

 

💳 Combien de temps le virus reste-t-il actif hors du corps humain, sur des surfaces inertes ?

Le COVID-19 peut survivre sur les surfaces inertes (métal, verre, plastique) de quelques heures à quelques jours. Cela dépend de la surface, de la température, et de la quantité de virus déposée sur la surface. Toutefois, le risque d’être infecté est très faible en se lavant régulièrement les mains au savon ou avec un gel hydroalcoolique (selon l’OMS). Ceci est valable les pièces de monnaie, billets de banque ou cartes de crédit, par exemple.

 

🙅‍♀️ Peut-on attraper le coronavirus si on est vacciné contre la grippe  ?

La réponse est oui. Le vaccin antigrippal protège de la grippe seulement. En savoir plus sur le vaccin contre la grippe.

 

🍼 Que dois-je faire avec la vaccination de mes enfants ?

La HAS considère qu’il est primordial de maintenir l’ensemble des vaccinations obligatoires des nourrissons (à 2, 4, 5, 11, 12 et 16-18 mois) dans le contexte de l’épidémie de COVID-19.

Pour permettre la réalisation de ces vaccinations dans de bonnes conditions, il est important d’appliquer strictement les mesures barrières et d’adapter le déroulement des consultations sur les lieux de soins, notamment en espaçant les rendez-vous pour éviter de surcharger les salles d’attente et en limitant l’accompagnement de l’enfant à un seul parent. Les autres vaccinations recommandées en population générale au-delà de l’âge de 2 ans peuvent quant à elles être différées jusqu’à la levée des mesures de confinement.

 

🚰 Se laver les mains à l’eau froide permet-il de se protéger du coronavirus ?

Se laver les mains à l’eau froide ne pose pas de problème. En revanche, il faut du savon et bien frotter (20 secondes selon les recommandations officielles). Il est nécessaire de se laver les mains plusieurs fois par jour. Cela vaut particulièrement lorsque l’on a emprunté un ascenseur, un transport en commun, fait ses courses au supermarché, etc… Nous en profitons pour vous transmettre ce document concernant les mesures d’hygiène élémentaires : http://bit.ly/2TR2iUg

 

🚭 L’irritation des voies respiratoires (tabagisme, allergies, asthme) facilite t-elle l’infection coronavirus  ?

Il n’y a pas encore de données claires là-dessus mais l’irritation des voies respiratoires est probablement aggravant.

 

🤝 Comment le coronavirus peut-il être transmis  ?

Le COVID-19 se propage entre humains par des “gouttelettes”, par contact manuel ou par l’intermédiaire d’un objet contaminé. La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). On considère donc qu’un contact étroit avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection.

 

🦷 Maux de dents pendant le confinement : que puis-je faire ?

Depuis le vendredi 20 mars, tous les soins dentaires sont gérés par des centres de régulation départementaux d’urgence bucco-dentaire. Dans les faits, les patients en souffrance qui appellent leur praticien habituel sont redirigés, en cas de nécessité, vers le centre de régulation dentaire (joignable au 09 705 00 205), qui leur indique où contacter les chirurgiens-dentistes de garde. Un système mis en place par l’ordre des chirurgiens-dentistes, avec l’aval du ministère de la santé. Chez MédecinDirect, nous avons personnellement vérifié le bon fonctionnement de ce numéro.

 

En cas de doute, pensez à la téléconsultation : vous pouvez consulter un médecin généraliste ou spécialiste sans sortir de chez vous 24/7. Ce service est pris en charge par votre complémentaire santé ou entreprise : testez votre éligibilité !

Coronavirus : mythes et réalités | Les médecins font le point ℹ️