La gazette

Comment l’alimentation peut elle protéger des radiations

Comment l’alimentation peut-elle protéger des radiationspoivrons

Principalement par trois principes de base. L’absorption sélective : si le corps est déjà saturé en minéraux utiles, il absorbera beaucoup moins les minéraux radioactifs. La Chélation : certains aliments attirent les éléments radioactifs , les éliminent des tissus et les évacuent de l’organisme par les intestins. Maintenir dans le corps un bon niveau d’anti-oxydants et enzymes, dont l’action compensera celle des radicaux libres libérés par l’exposition à la radioactivité.(0). Ces éléments contribuent à renforcer le système immunitaire.

Comment favorise t on l’absorption sélective ?

Tout d’abord beaucoup d’études (1) (2) suggèrent qu’un PH neutre à légèrement alcalin favorise la résistance aux radiations. Cela évite en effet au corps de puiser dans ses réserves de minéraux utiles (calcium, magnésium) pour avoir à maintenir son PH (qui souvent est trop acide. Eliminer surtout le sucre, diminuer sa consommation de viande et charcuterie. Et pour accélérer le retour de l’équilibre acido-basique, on peut prendre par exemple du bicarbonate de soude.

Quels sont les minéraux et oligoéléments qui apportent une protection de cette manière?

  • Le calcium prend la place du strontium-90, strontium-58,baryum-140, radium radioactif et protège les os.
  • Le potassium protège les muscles, les reins, le foie et les organes reproducteurs du césium 137 et 134 et potassium 42.
  • L’Iode prend la place de l’ Iode-131 au niveau de la thyroïde et des gonades.
  • Le fer protège du plutonium-238 et -239, fer-238 et -239 au niveau des poumons, foie et gonades.
  • Le Zinc protège du zinc-65 au niveau des os et gonades.
  • La Vitamine B12 empêche le cobalt-60 de se fixer sur le foie et les organes reproducteurs.
  • Le Souffre protège la peau des effets du souffre-135 radioactif.

Une alimentation riche en ces éléments ou utiliser des complexes de multi-minéraux et d’oligoéléments permet de couvrir un maximum de besoins et donc d’avoir une meilleure radioprotection.

 Sous quelle forme peut on absorber de l’iode ?

  • La consommation d’algues : kelp, dulse, wakamé, kombu, spiruline
  • Les autres aliments riches en iode sont la bette, les feuilles de navet, l’ail des ours et l’oignon, le
    cresson, les courges, les feuilles de moutarde, l’épinard, l’asperge, le chou frisé, les agrumes, la
    pastèque et l’ananas.
  • Le sel de mer iodé.
  • Les fruits de mer coquillages et huitres.
  • La teinture d’iode ou de fucus vesiculosis à consommer aux 2 repas principaux ou à utiliser sur la peau voir en bain de pied (quelques secondes à une minute par jour).
  • La bétadine uniquement à appliquer sur la peau.

Trop d’iode, même sous forme alimentaire, peut provoquer une stimulation excessive de la thyroïde chez certaines personnes. Il faut s’assurer au préalable auprès de son médecin qu’il n’y a pas de contre indication et évaluer les doses nécessaires à absorber. Pour indication : manger 3 à 5 g d’algues dulse très séchées, non rincées apporterait 100 à 150 microgramme d’iodure , soit à peu près les apports journaliers recommandés.

Quels sont les aliments chélateurs?

  • L’Alginate de sodium naturellement présent dans les algues (kelp, wakame, kombu, iziki et le varech) jusqu’à 85 g par semaine. A doubler en période d’exposition radioactive aigue (3).
  • La Zybicoline, une molécule présente dans le miso (4), apparemment très efficace pour extraire la
    radioactivité (le miso est une espèce de pâte de soja fermentée, dont on peut faire des fonds de soupe
    ou des sauces salade). Un bol de soupe (contenant une cuillère à café de miso non pasteurisé) 2 fois
    par jour en préventif et jusqu’à 4-5 fois par jour en période de contamination active. (pas recommandé
    en cas d’hypertension)
  • La pectine et autres fibres naturelles (pommes, céréales complètes, graines de tournesol et de citrouille noix, légumineuses, soja)
  • Les acides aminés souffrés, que l’on trouve dans toute la famille des choux, feuilles de navets, roquette, feuilles de radis  
  • Le chlorure de magnésium (1 sachet dans une bouteille d’eau à boire dans la journée) 
  • et l’argile verte (1 cuillère à café dans un verre d’eau le matin)

Où trouver les  aliments antioxydants?

Le pollen (frais ou congelé surtout) qui également renforce particulièrement le système immunitaire. La betterave, laquelle a également une action hématopoïétique (5), la levure (surtout pour sa vitamine B12, protège contre les radiations), l‘ail, le ginseng, l’oignon, le gingembre. Les aliments contenant de la chlorophylle comportent aussi beaucoup d’antioxydants ; salades et verdures crues, spiruline, chlorella, l’herbe de blé, les jeunes pousses, l’algue bleu vert klamath. Les fruits rouges surtout; baie de grue, myrtilles, grenade, (mais aussi la pomme, le raisin  le pamplemousse). La cystéine, l’acid lipoic et le glutathion en compléments alimentaires aident à détoxiquer le corps. Quelques plantes pouvant être ajoutées à l’alimentation ou prises sous formes de compléments alimentaires: le giseng sibérien (eleutherocoque) et le ginseng panax, l’astragale, l’echinacea, le créosotier, le gingkobiloba et l’aloe vera sont radioprotecteurs ainsi que le produit ayurvédique Chyawanprash. Comme boisson le thé vert ou noir et le kombucha.

Listes non exhaustives

Par quoi commencer?

L’idéal serait de voir son médecin afin de préciser pour chacun les indications,contre indications et les besoins en iode et minéraux. Parmi ces aliments ou substances un naturopathe peut aider à choisir en tenant compte des particularités,du mode de vie et des gouts de chacun. Une « prescription » en découlerait pour 15 jours ou 3 semaines, à adapter suivant l’évolution des évènements (6).

Source:

(0) Se protéger des dangers des émissions radioactives grâce à l’alimentation illaramendi (naturavox)

(1) Recherches publiées dans l’international journal of radiation biology en 1980

(2) Diet for the atomic age / Sara Shannon

(3) Gastrointestinal research laboratory McGill University Canada composition and properties of alginates, report n° 30

(4) Anecdote du Dr Akizuki de la St Francis Clinic à Nagasaki 1945

(5) Raw energy de Susan et Leslie Kenton à propos du travail du Dr S Schmidt

(6) www.criirad.org/actualites/dossiers 2011japon/sommaire.html.


Auteur : Dr Brigitte Dufour

Conflits d’intérêts : L’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée. Cet article est issu d’une expérience de terrain, il existe d’autres produits, et d’autres protocoles de prise en charge.

 

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