Nos services

Les palpitations correspondent à la perception anormale des battements du cœur. La personne peut avoir l’impression que son cœur frappe très fort dans la poitrine, accélère brutalement, saute un battement ou devient irrégulier. Elles peuvent également être ressenties dans la gorge ou dans le cou.
Il ne faut donc pas confondre palpitation et tachycardie. La palpitation désigne une sensation ; la tachycardie décrit objectivement un cœur qui bat trop vite. Il est possible de ressentir fortement son cœur alors que sa fréquence reste normale, par exemple lors de certaines extrasystoles. À l’inverse, une accélération du rythme peut parfois être peu ressentie.
Le rythme cardiaque s’adapte constamment aux besoins de l’organisme. Pendant un effort, une émotion ou une situation de danger, le système nerveux stimule le cœur afin d’augmenter le débit sanguin et l’apport d’oxygène aux muscles. Cette accélération est physiologique.
Chez la plupart des adultes, la fréquence cardiaque au repos se situe généralement entre 60 et 100 battements par minute. Au-dessus de 100 battements par minute au repos, on parle de tachycardie. Elle n’est pas automatiquement pathologique : une fièvre, une déshydratation, une anémie ou une crise d’angoisse peuvent par exemple entraîner une tachycardie dite sinusale, correspondant à une adaptation du cœur à la situation.
Le stress est l’une des causes fréquentes d’un coeur qui s’emballe. Face à une émotion intense, l’organisme libère des hormones qui préparent le corps à réagir. Le rythme cardiaque augmente, la respiration s’accélère et les battements deviennent parfois beaucoup plus perceptibles.
Une attaque de panique peut provoquer une accélération particulièrement impressionnante, avec oppression, tremblements, sueurs ou sensation de manquer d’air. Cela ne permet toutefois pas de conclure automatiquement que les palpitations sont « seulement dues au stress ». Lorsqu’elles sont nouvelles, fréquentes, prolongées ou inhabituelles, il est préférable de consulter afin de rechercher une autre cause éventuelle. L’Assurance Maladie cite les troubles émotionnels et les bouffées d’angoisse parmi les situations fréquentes pouvant provoquer des palpitations.
Pendant une activité sportive, le cœur accélère afin de fournir davantage d’oxygène aux muscles. Ce phénomène est attendu et le rythme diminue progressivement après l’arrêt de l’effort.
Plusieurs substances peuvent néanmoins favoriser ou accentuer les sensations de palpitations : caféine, boissons énergisantes, nicotine, alcool et certaines drogues stimulantes. Leur effet varie d’une personne à l’autre. Une consommation élevée ou inhabituelle mérite donc d’être recherchée lorsqu’un épisode apparaît sans explication évidente. L’Assurance Maladie recommande notamment de réduire les boissons énergisantes, l’alcool et le tabac lorsque ces substances favorisent les palpitations.
Un manque de sommeil important peut augmenter la sensibilité au stress, favoriser la consommation d’excitants et rendre les battements cardiaques plus perceptibles. Chez certaines personnes, les palpitations sont ainsi particulièrement présentes après plusieurs nuits courtes ou pendant une période de fatigue intense.
Le manque de sommeil ne doit cependant pas servir d’explication systématique à des crises répétées. Si le rythme cardiaque devient régulièrement anormal au repos, la recherche d’une autre cause reste nécessaire.
Les modifications hormonales peuvent également influencer la perception du rythme cardiaque. Des extrasystoles et des palpitations sont notamment observées pendant la grossesse.
À la périménopause et à la ménopause, des palpitations peuvent également accompagner les bouffées de chaleur et les autres manifestations vasomotrices. L’Assurance Maladie les cite parmi les symptômes possibles de ces périodes hormonales.
Une palpitation survenant pendant une période de variation hormonale ne doit toutefois pas automatiquement lui être attribuée : une anémie, un trouble thyroïdien ou une arythmie peuvent coexister.
La majorité des palpitations isolées ne correspondent pas à une urgence. Certains symptômes imposent néanmoins une réaction rapide.
L’Assurance Maladie recommande de contacter les urgences lorsque :
Des palpitations survenant après une électrisation nécessitent également une évaluation urgente.
Un avis médical est indiqué lorsque les palpitations :
Il en va de même lorsqu’elles sont associées à une fatigue persistante, un essoufflement inhabituel ou des vertiges.
Les antécédents personnels sont également importants. Une personne déjà atteinte d’une maladie cardiaque, d’hypertension, d’hyperthyroïdie ou ayant des antécédents familiaux de troubles du rythme doit signaler plus rapidement l’apparition de nouveaux symptômes.
La durée de la crise, sa fréquence, le caractère régulier ou irrégulier des battements et les circonstances d’apparition sont particulièrement utiles au médecin. Si vous disposez d’une montre ou d’un dispositif permettant d’enregistrer le pouls, ces données peuvent être montrées au professionnel de santé, mais elles ne remplacent pas l’interprétation médicale ni, lorsque cela est nécessaire, un ECG réalisé dans un cadre médical.
Le médecin commence par interroger le patient sur la durée et la fréquence des crises, leur mode de début et de fin, les symptômes associés, les médicaments et la consommation de caféine, d’alcool, de tabac ou d’autres substances. Il examine ensuite le patient, prend son pouls et sa tension et recherche d’éventuels signes cardiovasculaires.
L’électrocardiogramme (ECG) est l’un des examens permettant d’analyser le rythme électrique du cœur. Il peut identifier une tachycardie, des extrasystoles, une fibrillation auriculaire, un flutter auriculaire ou certains troubles ventriculaires.
Lorsque les crises sont intermittentes et absentes au moment de l’ECG, un Holter cardiaque peut enregistrer l’activité du cœur pendant une période plus longue. Un bilan sanguin peut parallèlement rechercher une anémie, une hyperthyroïdie, des anomalies du potassium ou du calcium, un diabète ou d’autres facteurs pouvant favoriser les palpitations. Selon le contexte clinique et les premiers résultats, une échographie cardiaque, un ECG d’effort ou d’autres examens peuvent compléter le bilan.
Lorsqu’une palpitation survient sans douleur thoracique, malaise, essoufflement important ni autre signe d’alarme, interrompez momentanément l’activité en cours et asseyez-vous. Une respiration lente et régulière peut aider lorsque le stress ou l’anxiété participent à l’épisode.
Il est également utile de noter l’heure de début, la durée et les circonstances de la crise. Si les épisodes se répètent, limiter pendant quelque temps café, boissons énergisantes, nicotine et alcool peut permettre d’identifier un éventuel facteur déclenchant. L’arrêt du tabac et la diminution des substances excitantes font partie des mesures préconisées lorsque celles-ci participent aux palpitations.
En revanche, il ne faut pas prendre un médicament cardiaque de sa propre initiative ni tenter des manœuvres destinées à ralentir le cœur sans savoir quel trouble du rythme est en cause. Certaines manœuvres vagales sont utilisées dans des tachycardies supraventriculaires particulières, mais elles doivent idéalement avoir été expliquées par un professionnel dans un contexte diagnostiqué.
Lorsque la cause est une anémie, une hyperthyroïdie, une déshydratation ou une maladie cardiovasculaire, c’est surtout le traitement de la cause sous-jacente qui permet de faire disparaître ou de réduire les palpitations.
Lorsqu’un patient dit que son cœur “s’emballe”, il faut d’abord préciser ce qu’il ressent réellement : accélération régulière, battements irréguliers, coups très forts dans la poitrine, extrasystoles ou crise qui commence et s’arrête brutalement. Cette description fournit déjà des informations importantes, mais elle ne remplace pas l’ECG. Une erreur fréquente consiste à attribuer trop vite les symptômes au stress, surtout chez une personne jeune. Le stress est effectivement une cause très courante, mais une anémie, une hyperthyroïdie ou une tachycardie supraventriculaire peuvent produire des sensations assez similaires. La répétition des épisodes, leur survenue au repos ou l’association à un essoufflement, des vertiges ou une fatigue inhabituelle doivent donc conduire à réaliser un bilan.
Le niveau d’urgence dépend moins de la simple sensation de cœur rapide que des signes qui l’accompagnent. Une palpitation isolée après un effort ou une émotion, qui disparaît rapidement et sans autre symptôme, est souvent rassurante. Cependant, une douleur thoracique, un malaise, une perte de connaissance, un essoufflement important ou un symptôme neurologique doivent faire appeler immédiatement les secours. La fibrillation auriculaire doit être diagnostiquée et correctement prise en charge, notamment parce qu’elle peut augmenter le risque d’AVC chez certains patients. Le bon réflexe n’est donc ni de banaliser systématiquement les palpitations, ni d’en avoir immédiatement peur : il est de regarder leur contexte, leur répétition et les symptômes associés.
Les informations de cet article sont fondées sur des données scientifiques publiées et des recommandations institutionnelles. Elles ne remplacent pas l'évaluation d'un médecin, seul à même d'apprécier votre situation personnelle. Si vous vous reconnaissez dans les situations décrites, consultez un professionnel de santé.
SOURCES :
Comprendre les palpitations cardiaques
Pourquoi mon cœur s’emballe-t-il ? Les causes fréquentes
Quelles causes médicales peuvent expliquer un cœur qui s’emballe ?
Comment interpréter un cœur qui s’emballe selon les symptômes associés ?
Quels signes associés aux palpitations doivent alerter ?
Quand consulter un médecin pour un cœur qui s’emballe ?
Quels examens réaliser lorsque le cœur s’emballe ?
Comment calmer un cœur qui s’emballe ?
Retrouvez ici les réponses aux questions que vous pourriez vous poser