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La question se pose souvent : grippe, congé maladie ou pas ? La réponse dépend de deux critères médicaux principaux : la sévérité des symptômes et le type de poste occupé.
Une fièvre élevée, des courbatures intenses, une fatigue sévère ou des maux de tête invalidants peuvent justifier un arrêt. Le médecin évalue votre capacité réelle à exercer votre activité. Si vous travaillez au contact d'autres personnes, la contagiosité de la grippe constitue un argument supplémentaire. À l'inverse, un syndrome grippal léger avec possibilité de télétravail ne donnera pas systématiquement lieu à un arrêt. Pour apprendre à reconnaître les symptômes de la grippe nécessitant une consultation médicale urgente, consultez les recommandations disponibles en ligne.
La durée de référence est fixée par la Haute Autorité de Santé et modulée selon plusieurs facteurs médicaux et professionnels.
Le référentiel de l’Assurance Maladie, établi après avis de la HAS, retient une durée de référence de 5 jours pour une grippe saisonnière. Cette durée est indicative et doit être adaptée à la situation du patient. Ces 5 journées correspondent à la durée à l'issue de laquelle la majorité des patients est capable de reprendre le travail. Cette durée est indicative : seul le médecin prescrit la durée adaptée à chaque situation.
La durée de référence citée ci-dessus concerne tous les types d’emploi. Elle n’est toutefois qu’indicative. Le médecin peut prescrire une durée différente selon l’intensité des symptômes, l’âge, les éventuelles affections chroniques, la survenue de complications et la persistance d’une fatigue importante.
Les contraintes concrètes du poste peuvent également être prises en compte dans l’évaluation de la capacité à reprendre le travail.
Certaines situations médicales justifient un dépassement des 5 journées de référence. Une pneumonie bactérienne secondaire, une autre complication respiratoire, la décompensation d’une affection chronique ou la persistance d’une asthénie importante peuvent nécessiter une prolongation. Les personnes fragiles présentant des comorbidités comme le diabète ou la BPCO nécessitent une surveillance particulière. La persistance d'une fièvre élevée ou d'une asthénie marquée après la phase aiguë est également un motif de prolongation.
Plusieurs options existent pour obtenir un congé, avec des modalités différentes selon le mode de consultation.
Lorsque le médecin utilise le téléservice de l’Assurance Maladie, les volets 1 et 2 sont directement transmis à la CPAM et seul le volet 3 est remis au patient pour son employeur. Si la télétransmission n’est pas possible, le professionnel va proposer un formulaire papier sécurisé en trois volets. Les volets 1 et 2 sont transmis à la CPAM, le volet 3 est adressé à l'employeur. Aucun scan ni photocopie n'est accepté.
En règle générale, un arrêt prescrit en téléconsultation par un professionnel autre que le médecin traitant ou son remplaçant ne peut dépasser trois journées s’il doit être indemnisé, sauf exceptions prévues par la réglementation. Chez MédecinDirect, les arrêts sont délivrés uniquement en visioconférence, pour une durée maximale de trois jours, sans prolongation possible et dans la limite de trois arrêts par an et par patient. Leur délivrance reste entièrement soumise à l’appréciation du médecin.
Les obligations légales sont strictes. Tout retard peut entraîner une réduction, voire une suppression, de vos indemnités journalières. Voici les étapes obligatoires à respecter :
À noter : en cas de premier retard de transmission, la CPAM envoie un courrier d'information. Au deuxième retard dans les 2 ans, les indemnités journalières peuvent être réduites de 50 % pour la période entre la date de prescription et la date d'envoi. Si, à la fin de la période d’arrêt, l’avis n’a toujours pas été adressé à la CPAM, l’arrêt n’est pas indemnisé.
Les indemnités journalières compensent partiellement la perte de salaire, selon des règles strictes.
Les indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) représentent 50 % du salaire journalier de base. Le salaire pris en compte est plafonné à 1,4 SMIC, soit un maximum de 42,97 €/jour depuis le 1er juillet 2026. Les arrêts prescrits en téléconsultation sont indemnisés selon les mêmes règles que les arrêts classiques, avec transmission automatique à la CPAM. Le versement des IJ est soumis aux conditions d’ouverture des droits à la Sécurité sociale.
Exemple : Pour un salarié percevant 2 000 € bruts par mois, le salaire journalier de base s'établit à environ 66 € (2 000 × 3 / 91,25), et l'indemnité versée à environ 33 €/jour
En régime général, un délai de carence de 3 jours s'applique : aucune indemnité n'est versée pour les trois premières journées d'arrêt. Le versement des IJSS commence donc à partir du 4e jour. Certaines conventions collectives prévoient une prise en charge dès le premier jour ou un maintien de salaire, selon les dispositions négociées dans votre branche professionnelle.
Lorsque l’employeur maintient tout ou partie du salaire du malade, il peut percevoir directement les IJ versées par la CPAM : c’est la subrogation. Les conditions et le niveau du maintien de salaire dépendent notamment de la loi, de l’ancienneté et des éventuelles dispositions plus favorables de la convention collective ou de l’accord d’entreprise.
Distinguer la grippe d'un simple rhume permet de mieux évaluer la légitimité d'un congé. La grippe est une maladie virale à début brutal, contrairement au rhume qui s'installe progressivement.
Bon à savoir : La grippe peut être contagieuse dès la veille des signes et pendant plusieurs journées après leur apparition. Le risque est particulièrement important au début de l'affection. Après la reprise du travail, le port du masque et les autres gestes barrières restent utiles si des manifestations respiratoires persistent.
Chez la plupart des personnes, le traitement est symptomatique : repos, hydratation et traitement de la fièvre ou des douleurs. Des antiviraux peuvent cependant être prescrits dans certaines situations, notamment chez les personnes à risque de complications ou en cas de forme grave :
Lorsque les symptômes sont importants, continuer à travailler peut être difficile en raison de la fatigue, de la fièvre, des douleurs et du manque de concentration. La présence au travail pendant la phase contagieuse peut également favoriser la transmission du virus aux collègues, notamment aux personnes fragiles.
Un salarié grippé présent au bureau, peut voir sa productivité chuter significativement, tout en propageant le virus. Un arrêt peut donc être nécessaire lorsque l’état de santé ne permet pas de travailler, non seulement pour votre rétablissement, mais aussi pour limiter la propagation du mal dans votre environnement de travail. La contagion par gouttelettes dans les espaces confinés rend la présence au bureau particulièrement risquée pour les collègues.
L’une des meilleures protections contre la grippe est la vaccination annuelle. Découvrez comment se protéger avec la vaccination antigrippale recommandée chaque année pour les personnes à risque. Au quotidien, plusieurs gestes limitent la transmission du virus :
Ces mesures de prévention protègent aussi bien les personnes fragiles de votre entourage que vos collègues de travail.
Ce qu'il faut retenir sur l'arrêt de travail pour grippe
Les informations de cet article sont fondées sur des données scientifiques publiées et des recommandations institutionnelles. Elles ne remplacent pas l'évaluation d'un médecin, seul à même d'apprécier votre situation personnelle. Si vous vous reconnaissez dans les situations décrites, consultez un professionnel de santé.
Sources :
Quand faut-il un arrêt de travail pour une grippe ?
Combien de jours d'arrêt pour une grippe ?
Comment obtenir un arrêt de travail pour grippe ?
Quelles démarches administratives effectuer ?
Quelle indemnisation pendant l'arrêt maladie ?
Grippe : symptômes et contagiosité
Traitement de la grippe pendant l'arrêt
Prévention et gestes barrières
Retrouvez ici les réponses aux questions que vous pourriez vous poser