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Le cancer colorectal est la deuxième cause de mortalité par cancer en France. Ce cancer est le troisième plus fréquent chez les hommes, après le cancer de la prostate et du poumon, et le deuxième chez les femmes, après le cancer du sein. Selon Santé publique France, plus de 47 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, et environ 17 000 décès sont enregistrés.
La bonne nouvelle, c’est qu’il n’évolue pas brutalement. Il met plusieurs années à se développer, en partant souvent de petites lésions bénignes appelées polypes adénomateux. Ce temps d’évolution relativement lent permet un dépistage efficace et une prise en charge précoce.
La recherche de sang occulte dans les selles était jusqu’à présent effectuée avec le test gaïac (Hémoccult). Celui-ci sera abandonné au profit du test immunologique FIT, car plus performant comme le montre le tableau ci-dessous :
Le test immunologique FIT (pour « Fecal Immunochemical Test ») est conçu pour rechercher la présence de sang dans les selles, invisible à l’œil nu, mais potentiellement révélateur d’un polype ou d’une tumeur.
Ce test ne permet pas de diagnostiquer un cancer, mais il repère une anomalie suffisamment tôt pour permettre des examens complémentaires (comme une coloscopie) et, si nécessaire, une intervention préventive.
Il s'agit donc d’un test de dépistage, pas de diagnostic.
Le grand intérêt de ce test est qu’il peut détecter la maladie à un stade où elle est encore silencieuse, avant les douleurs, les troubles digestifs ou la fatigue. Et plus un cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont élevées.
D’un point de vue de santé publique, les bénéfices sont énormes. Le test FIT permet de :
À l’échelle individuelle, se faire dépister, c’est agir pour soi, pour ses proches, et pour assurer une bonne qualité de vie future.
Le test est simple, indolore et réalisable chez soi. Il consiste à prélever, à l’aide d’un petit bâtonnet fourni dans le kit, un échantillon de selles. Ce prélèvement est ensuite envoyé dans une enveloppe préaffranchie à un laboratoire agréé.
Le test est ensuite analysé pour détecter des traces de sang. Le résultat est généralement disponible sous 15 jours et est communiqué à la personne et à son médecin traitant.
En cas de résultat négatif, le test sera à renouveler deux ans plus tard, sauf symptômes entre-temps. En cas de résultat positif, cela ne signifie pas forcément que vous avez un cancer, mais qu’il est nécessaire de faire une coloscopie pour comprendre l’origine du saignement.
Depuis 2015, le dépistage du cancer colorectal en France repose sur un test immunologique (test FIT) de recherche de sang occulte dans les selles. Ce test est beaucoup plus sensible et spécifique que l’ancien test au gaïac (Hemoccult®). Il permet de détecter environ 8 cancers sur 10 et identifie également certains polypes adénomateux avant leur transformation en cancer.
Il offre ainsi une performance élevée, tout en évitant un trop grand nombre de faux positifs. La coloscopie n’est donc prescrite qu’en cas de suspicion réelle.
On détermine l’intérêt d’un programme de dépistage par la sensibilité et la spécificité du test utilisé, par le taux de participation des personnes concernées et par le délai entre deux tests. Ainsi, la performance du test FIT se définit par :
En France, le test de dépistage du cancer colorectal est proposé tous les deux ans aux personnes âgées de 50 à 74 ans, dans le cadre du programme national de dépistage organisé, piloté par l’Assurance maladie et le ministère de la Santé.
Chaque personne dans cette tranche d’âge reçoit une invitation par courrier, lui proposant de retirer un kit de test auprès de son médecin, pharmacien, ou via le site dédié.
Certaines personnes peuvent être considérées comme à risque plus élevé, notamment celles ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal ou de polypes, ou souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Dans ce cas, le médecin peut recommander un suivi plus précoce ou une coloscopie d’emblée.
Non ! Un test positif signifie seulement que du sang a été détecté dans vos selles, et cela peut avoir plusieurs causes, en très large majorité non cancéreuses. Afin d’en identifier l’origine, vous devrez réaliser une coloscopie. C’est la visualisation interne du côlon lors de la coloscopie qui permet d’identifier la cause du saignement.
Parce que le principe du dépistage est de cibler uniquement des gens en bonne santé et n’ayant a priori aucun facteur de risque d’avoir une maladie. 94 % des cancers du côlon et du rectum surviennent chez des personnes sans aucun facteur de risque familial (personnes justement ciblées par le test FIT).
Selon leur risque, les personnes sont orientées soit vers un test FIT, soit directement vers une coloscopie de dépistage. Les différents groupes à risque de cancer du côlon ou du rectum sont les suivants :
Malgré son efficacité, sa simplicité et sa gratuité, le taux de participation au test FIT reste insuffisant en France (idem pour l’ancien test Hemoccult), autour de 30 à 35 %, loin de l’objectif fixé à 50 %.
Les raisons sont multiples :
Pourtant, ce dépistage est l’un des rares moyens concrets de prévenir un cancer avant qu’il ne devienne dangereux. Les campagnes de sensibilisation, notamment autour de Mars Bleu, cherchent à normaliser le geste, rappeler que ce test sauve des vies, et lever les tabous autour des maladies digestives.
Le cancer du côlon est le deuxième cancer le plus meurtrier en France, après celui du poumon, mais il est aussi l’un de ceux dont le pronostic peut être grandement amélioré grâce au dépistage.
Le test immunologique de recherche de sang occulte dans les selles, appelé test FIT (qui a remplacé l’ancien test Hémoccult), est aujourd’hui l’outil recommandé pour les personnes âgées de 50 à 74 ans, c’est-à-dire la population la plus exposée. Ce test est simple, indolore, réalisable à domicile, et pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie dans le cadre du programme national de dépistage.
Pourquoi est-il si important ? Parce que le cancer du côlon se développe lentement et souvent sans symptômes au début. Le test FIT permet de détecter la présence de sang invisible à l’œil nu dans les selles. Or ce sang peut être le signe de lésions précancéreuses (polypes) ou d’un cancer à un stade précoce. Dépisté tôt, ce cancer peut être guéri dans 9 cas sur 10.
Le test est donc un véritable outil de prévention :
En pratique, le test est remis gratuitement par le médecin traitant, le gastro-entérologue, le gynécologue, ou peut être commandé en ligne sur le site officiel du dépistage organisé.
SOURCES :
Un cancer fréquent, mais évitable
Pourquoi se faire dépister avec le test FIT ?
Qui est concerné par le test FIT ?
Test FIT positif = cancer ?
Pourquoi certains doivent-ils faire le test FIT et d’autres une coloscopie sans test préalable ?
Quels sont les freins au dépistage ?
L’avis des experts de MédecinDirect
Retrouvez ici les réponses aux questions que vous pourriez vous poser