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La paralysie du sommeil, que l’on apparente à la parasomnie, fait partie des troubles du sommeil qui peuvent apparaitre pendant la phase d’endormissement ou durant la phase de réveil (c’est-à-dire en début ou en fin de cycle du sommeil). La personne est consciente, mais incapable de bouger ou de parler pendant quelques secondes à plusieurs minutes. Cette incapacité motrice est liée à un décalage entre l’éveil du cerveau et celui du corps.
Physiologiquement, le phénomène est étroitement lié au sommeil paradoxal, phase durant laquelle les rêves sont les plus intenses. Pendant ce stade, le cerveau inhibe volontairement les muscles pour éviter que nous ne reproduisions physiquement nos rêves. Dans le cas de la paralysie du sommeil, cette inhibition persiste alors que la conscience est déjà revenue.
Si ce trouble semble inquiétant, il n’est pas grave et surtout : il est assez commun. Une revue scientifique estime qu’environ 7 à 8 % de la population générale en a déjà fait l’expérience. Cette proportion est toutefois nettement plus élevée chez certains groupes, notamment les adolescents et les jeunes adultes, où près d’une personne sur quatre peut avoir vécu au moins un épisode au cours de sa vie.
Bon à savoir : la paralysie du sommeil survient généralement de manière isolée et ne constitue pas, en elle-même, un trouble grave.
Comme son nom l’indique, la paralysie du sommeil implique que le sujet n’est pas capable de se mouvoir ou de parler. On est comme enfermé dans son corps, tout en étant conscient et témoin de ce qu’il se passe puisque seuls les muscles respiratoires et oculaires fonctionnent. Les symptômes varient d’une personne à l’autre, mais certains signes sont particulièrement caractéristiques. Il s’agit entre autres :
Tous ces symptômes sont de véritables sources d’anxiété et dans certains cas, ils peuvent générer des insomnies. En effet, la crainte de faire une paralysie du sommeil peut impliquer que la personne a tout simplement peur de s’endormir.
L’épisode se termine spontanément, parfois après un effort intense pour bouger un doigt ou respirer profondément.
La paralysie du sommeil n’a généralement pas une cause unique, mais résulte d’un ensemble de facteurs favorisant un déséquilibre du cycle veille-sommeil.
Le manque de sommeil est l’un des principaux déclencheurs. Les nuits trop courtes, les horaires irréguliers ou le travail de nuit perturbent le rythme circadien et augmentent le risque d’épisodes. Le stress et l’anxiété jouent également un rôle important, en fragmentant le sommeil et en favorisant des micro-réveils pendant le sommeil paradoxal.
La position de sommeil semble aussi influencer la survenue des épisodes. Dormir sur le dos est fréquemment associé à la probabilité accrue d’épisodes de paralysie du sommeil, bien que le mécanisme exact ne soit pas totalement élucidé.
Dans certains cas, la paralysie du sommeil peut être associée à d’autres troubles du sommeil, comme la narcolepsie, mais cela reste rare. La grande majorité des personnes concernées ne présentent aucune pathologie neurologique sous-jacente.
Certains facteurs peuvent favoriser l’apparition de ce trouble du sommeil bénin. Il s’agit entre autres de :
Si les paralysies du sommeil sont rares, il n’est pas nécessaire de consulter un médecin. En revanche, il devient important de prendre rendez-vous quand les épisodes sont :
En effet, si vous avez pris des mesures pour éviter les facteurs de risques (ne pas manquer de sommeil, traiter un traumatisme, etc.), il faut consulter votre médecin habituel qui vous orientera probablement vers un somnologue.
Il est également conseillé de consulter si la paralysie du sommeil est associée à d’autres symptômes neurologiques inhabituels, comme des pertes de connaissance, des chutes inexpliquées ou des hallucinations diurnes.
Un médecin pourra évaluer la situation, rassurer le patient et proposer des solutions adaptées. Dans certains cas, une orientation vers un spécialiste du sommeil peut être utile.
Le diagnostic de la paralysie du sommeil est généralement clinique : il repose principalement sur l’entretien avec le patient et la description des symptômes. Aucun examen complémentaire n’est nécessaire en routine. Des tests du sommeil peuvent être envisagés uniquement si d’autres troubles du sommeil sont soupçonnés ou si les épisodes sont particulièrement fréquents ou invalidants.
Selon les causes de la paralysie, il existe plusieurs traitements possibles :
Bon à savoir : la technique pour éviter de souffrir lors d’une paralysie du sommeil est de se laisser faire tout en essayant de penser à quelque chose d’agréable. On peut s’imaginer une plage, un souvenir heureux... Cette technique vise à détendre l’esprit, mais aussi les muscles et peut mener à l’endormissement ou à l’éveil – en douceur.
La paralysie du sommeil peut survenir à tout âge, mais elle est plus fréquente chez les adolescents et les jeunes adultes. Les étudiants, les personnes soumises à un stress intense ou à des horaires décalés sont particulièrement exposés.
Certaines études suggèrent également une prédisposition familiale, ce qui laisse penser qu’un terrain génétique pourrait intervenir, sans que cela ne constitue une maladie héréditaire au sens strict.
Lorsqu’un épisode survient, il est important de se rappeler qu’il s’agit d’un phénomène temporaire et sans danger. Même si cela est difficile, essayer de rester calme permet souvent de raccourcir la durée de la paralysie.
Se concentrer sur la respiration ou tenter de bouger une extrémité du corps, comme un doigt ou la langue, peut aider à sortir plus rapidement de l’épisode. Avec le temps, certaines personnes apprennent à reconnaître les signes annonciateurs et à mieux gérer ces moments.
La prévention repose avant tout sur une bonne hygiène de sommeil. Des horaires réguliers, une durée de sommeil suffisante et un environnement propice au repos permettent de stabiliser les cycles du sommeil.
La gestion du stress est également importante. Les techniques de relaxation, la respiration profonde ou la méditation peuvent réduire la fréquence des épisodes chez certaines personnes. Éviter les excitants le soir, comme la caféine ou les écrans, contribue aussi à améliorer la qualité du sommeil.
Dormir sur le côté plutôt que sur le dos est parfois conseillé, notamment chez les personnes qui identifient clairement cette position comme un facteur déclenchant.
La paralysie du sommeil est un phénomène impressionnant mais le plus souvent bénin. Elle est liée à un décalage temporaire entre l’éveil cérébral et la récupération du contrôle musculaire. Dans la majorité des cas, l’information et l’amélioration de l’hygiène de sommeil suffisent à réduire la fréquence des épisodes. En revanche, lorsque ces épisodes deviennent fréquents ou très anxiogènes, une consultation médicale permet d’écarter un trouble du sommeil associé et d’accompagner le patient de manière rassurante et adaptée.
SOURCES :
La paralysie du sommeil est un trouble courant qui touche 20 à 30% de la population, en particulier les jeunes adultes. Elle se manifeste par une incapacité temporaire à bouger ou parler lors de l'endormissement ou du réveil, souvent accompagnée d'hallucinations.
Si vous vivez un épisode de paralysie du sommeil, tentez de vous détendre en pensant à quelque chose d'agréable. Si les épisodes deviennent fréquents, consultez votre médecin, qui pourrait vous diriger vers un somnologue pour une évaluation plus approfondie.
Les causes peuvent varier : stress, anxiété, manque de sommeil ou position de couchage. Il est essentiel d'adopter une bonne routine de sommeil, d'éviter les stimulants avant le coucher et de consulter si le problème persiste pour déterminer le traitement approprié.
Qu’est-ce que la paralysie du sommeil ?
Quels sont les symptômes de la paralysie du sommeil ?
Causes et facteurs de risque du trouble du sommeil
Quels examens, quels traitements et quand consulter ?
Qui est le plus concerné par la paralysie du sommeil ?
Comment réagir pendant un épisode de paralysie du sommeil ?
Quelles solutions pour prévenir la paralysie du sommeil ?
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