Téléconsultation | Bilan : MédecinDirect dévoile ses chiffres de 2020

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Téléconsultation | Bilan : MédecinDirect dévoile ses chiffres de 2020

Les notions de “confinement”, “masque chirurgical”, “couvre-feu” ou encore “gestes barrière” sont désormais entrées dans notre vocabulaire courant - pour ne pas dire quotidien. Dès lors, est-il vraiment nécessaire de commencer ce rapport en vous rappelant ce par quoi le monde a été marqué en 2020 ?

Au total, les Français ont été sommés de rester chez eux près de 3 mois et demi sur les 12 mois calendaires de 2020, soit 25 % du temps. Le reste de l’année (excepté de janvier à mars), de nombreuses restrictions ont entravé “la vie normale” des citoyens : couvre-feu à 20h puis 18h, port du masque, fermeture des restaurants, télétravail imposé…

À l’heure où nous rédigeons ces quelques lignes (février 2021), périodes de confinements et couvre-feux continueront probablement de se succéder afin de freiner l’épidémie de COVID-19 ainsi que ses variantes. Comment MédecinDirect, leader sur le marché français de la télémédecine, a-t-il vécu l'année 2020 ?

Une nouvelle façon de consommer

Cette période, inédite et Ô combien spéciale nous a tous poussés à revoir nos façons de consommer et plus globalement nos modes de vie tout entiers. Nos actes anodins du quotidien (tels que faire ses courses, consulter un médecin ou pratiquer une activité physique par exemple) ont dû être repensés pour limiter la propagation du virus COVID-19.

Le saviez-vous ? Il faut en moyenne près de deux mois - minimum - pour adopter un nouveau comportement (ou changer une habitude).

La rumeur comme quoi 21 jours suffisent à changer une habitude est fausse. Cette rumeur, datant des années 60, prend racine dans l’ouvrage “Psycho-Cybernetics”, écrit par le chirurgien américain Maxwell Maltz. Ce professionnel de santé remarqua au fil de ses opérations que ses patients mettaient plus ou moins trois semaines pour s’habituer à leur nouveau visage suite à une chirurgie esthétique. Il développa alors une théorie selon laquelle « il faut un minimum de 21 jours pour faire disparaître une vieille image mentale et en créer une nouvelle ». Au fil du temps, cette théorie fut reprise et déformée (notamment en faisant disparaître le terme “minimum”).

Pendant 3 mois, des chercheurs du Collège universitaire de Londres ont demandé à 96 participants d’adopter un nouveau comportement tous les jours, à la même heure (manger un fruit, faire du jogging). Selon les résultats de l’étude, le temps nécessaire pour changer une habitude variait de 18 à 254 jours - pour une moyenne de 66 jours. Se basant sur cette étude, il faudrait donc plus de deux mois pour adopter un nouveau comportement.

Dès mars 2020, le Gouvernement français a publiquement incité ses compatriotes à privilégier les soins à distance via la télémédecine pour notamment :

  • se renseigner quant à la marche à suivre en cas de suspicion de COVID-19,
  • limiter les déplacements, rencontres physiques et les regroupements (salles d’attente),
  • désengorger les cabinets médicaux et les hôpitaux.

Un coup d’accélérateur pour la télémédecine

Au cours du confinement de mars (ayant duré 1 mois et 25 jours) :

  • Les plateformes de télémédecine ont permis d'éviter environ 20 % de recours aux urgences 🚑
  • 30 % des téléconsultations réalisées pendant le confinement étaient hors parcours de soins 🏡
  • 40 % des téléconsultations réalisées pendant le confinement étaient hors permanence de soins (c'est à dire les soirs et week-ends) 🌙
  • Plus de 80 % des patients affirment que leur motif de consultation a été résolu grâce à la télémédecine 👌
  • Les principaux acteurs français de la télémédecine ont vu leur nombre de téléconsultations augmenter de 10 à 15 fois 📈

Étude sur les usages de la télémédecine || Menée par le LET, association de loi 1901 réunissant les principaux acteurs français de la télémédecine || Menée suite au confinement du mois de mars 2020.

MédecinDirect, leader sur le marché français de la télémédecine, n’a pas dérogé à la règle. En 2020, nous avons enregistré  :

  • + 160 %  d’inscriptions sur la plateforme
  • + 229 %  de téléconsultations (versus 2019).

Cette hausse spectaculaire est liée en partie à la COVID-19, au confinement et à la fermeture plus ou moins complète des cabinets médicaux. Elle a été possible grâce au mode de financement par les assureurs complémentaires santé, les Instituts de prévoyance, les mutuelles et entreprises partenaires de MédecinDirect.

Ces partenaires ont pris à bras le corps le problème et assumé leur rôle d’accompagnement santé de leurs bénéficiaires en permettant un accès large et une prise en charge à 100% des services de télémédecine.

Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-nous

Pour le patient confronté à la crise, la télémédecine est devenue une évidence. Après quelques hésitations, c’est devenu un réflexe médical utile et indispensable. Les usages ont donc considérablement augmenté. Néanmoins, ce qu’il faut noter, c'est que l'ensemble des freins ont largement sauté grâce à une télémédecine de qualité.

Le confort et la rapidité de pouvoir échanger rapidement avec un professionnel de santé sans sortir ni carte vitale ni carte bancaire, 24/7 par écrit, téléphone ou vidéo, sans pour autant négliger son médecin traitant a permis de convertir les plus réticents.

Dans 97 % des cas, le patient est pris en charge en moins d’une heure. En savoir plus sur MédecinDirect

Une organisation médicale qui a su s’adapter

Pour faire face à cette hausse d’activité brutale et participer activement à la recherche contre le COVID-19, MédecinDirect a dû mettre en place des protocoles ad hoc. Cela est passé par :

  • Le recrutement et la formation de médecins généralistes et spécialistes afin de prendre en charge le flux de patients 24/7,
  • Le développement et la mise en production en urgence d’une fonctionnalité permettant à un patient suspecté d’être rapidement orienté sur la plateforme,
  • Le déploiement d’un partenariat avec Cureety afin de suivre les patients suspectés de COVID-19 dans le temps,
  • La réalisation d’ateliers et le partage de données anonymisées avec l’institut Pasteur afin de mieux appréhender le virus…


Ce vaste dispositif, que l’on doit à la réactivité et l’implication de tous nos médecins a constitué notre “plan blanc MédecinDirect”.

Aujourd’hui, la crise sanitaire est toujours d’actualité et s’est installée dans le paysage pour une durée indéterminée. On compte plus de 80 médecins qui se relaient de jour comme de nuit sur la plateforme, dont :

  • 38 médecins généralistes,
  • 45 médecins spécialistes,
  • des professionnels du paramédical (kinésithérapeutes, psychologues, diététiciens…)
  • 3 infirmier(e)s de régulation.

🧐 Généralistes, spécialistes, infirmiers, professionnels du paramédical… Mais comment ça marche, MédecinDirect ? Nous vous expliquons tout dans cet article (à venir)

Téléconsulter en période de pandémie : le COVID a-t-il occulté les autres pathologies classiques ?

Les symptômes annonciateurs du Coronavirus COVID-19 sont nombreux et diversifiés : perte de goût et d’odorat (anosmie), état pseudo-grippal (fièvre, fatigue intense, courbatures), toux sèche… De quoi se mettre en état d’alerte au moindre signe !

En 2019 (dans un monde pré-COVID), les principaux motifs de téléconsultation sur MédecinDirect étaient relatifs aux symptômes suivants :

  • les sinusites et angines (16,5 %),
  • les infections urinaires / cystites (8,6 %),
  • les demandes / renouvellement d’ordonnances (5,6 %),
  • les éruptions cutanées (4,5 %),
  • la gastro-entérite (3,3 %),

suivi de la toux, des maux de dos, de la contraception et de la hausse de la température corporelle (fièvre). Source : données 2019 MédecinDirect

En 2020, c’est sans surprise que le COVID-19 a été au cœur des préoccupations des patients. En tout et pour tout, 17,5 % des consultations concernaient des conseils généraux relatifs au COVID-19 ou un interrogatoire du patient afin de détecter si ses symptômes évoquaient le virus (l’anamnèse).

Par ailleurs, le rhume / rhinopharyngite a fait son apparition dans le classement des 5 symptômes les plus fréquents chez nos patients. Cela peut-être dû à la proximité de ses symptômes avec ceux du Coronavirus COVID-19 (nez bouché entraînant une anosmie, toux, fatigue…), entraînant une inquiétude particulièrement marquée en ces temps de pandémie.

Tout comme l’an passé, les symptômes de cystites / d’infections urinaires ainsi que les demandes de renouvellement d’ordonnances sont récurrents en téléconsultation médicale.

À contrario, les symptômes de gastro-entérite ne sont plus autant vecteurs de téléconsultations qu’en 2019. Cette baisse globale des virus hivernaux (gastro, bronchiolite, grippe) s’observe dans tous les cabinets médicaux, que ceux-ci soient physiques ou digitaux. Selon le bulletin épidémiologique du 20 janvier 2021 relatif à la grippe (l’un des grands virus hivernaux), seulement 15 cas (dont 0 graves) ont été recensés depuis le 5 octobre 2020.

D’après le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat de généralistes MG France, les médecins de ville observaient fin 2019 une baisse d’activité d’environ 20 % (jusqu’à 30 % ou 40 % si la patientèle est jeune ou avec de jeunes enfants).

La télémédecine a-t-elle participé au désengorgement des services d’urgences ?

Chaque patient ayant réalisé une téléconsultation sur MédecinDirect se voit questionné a posteriori : “sans MédecinDirect, qu’auriez-vous fait ?”

Selon les réponses récoltées en 2020, près de 8 % de nos patients seraient allés aux urgences s’ils n’avaient pu consulter un médecin à distance sur MédecinDirect. MédecinDirect n’est pas à considérer comme un service d'urgence (bien que nous répondons à toutes les demandes - même urgentes), mais comme un cabinet médical à part entière ou l’accès aux médecins est simple, fluide et complet.

Le saviez-vous ? 33 % des téléconsultations sur MédecinDirect ont lieu hors permanence de soins (c'est-à-dire lorsque le soir, la nuit ou les week-ends).

Soulignons également que parmi tous nos patients, 17 % n’auraient rien fait s’ils n’avaient pu consulter un médecin à distance sur MédecinDirect. Cette non prise en charge a souvent des conséquences plus graves. En crise sanitaire plus que jamais, aucun symptôme ne doit être laissé au hasard sous peine de propagation du virus.

MédecinDirect lutte contre le COVID-19 dans 175 pays

La pandémie est mondiale, notre service aussi. En qualité de filiale française de Teladoc Health (maison mère de MédecinDirect), nous collaborons au quotidien avec un réseau de médecins polyglottes et issus du monde entier.

> L’opportunité de multiplier nos efforts en échangeant continuellement sur l’avancée du virus (sa propagation, le progrès de la recherche, les statistiques…), mais aussi mieux se préparer,

> L’occasion de déployer des solutions efficientes pour nos patients, quelle que soit leur langue native, leur lieu de résidence / confinement en leur prodiguant des conseils adaptés.

Chez MédecinDirect, on comptait en 2020 près de 1 500 patients à l’étranger. L’usage de notre service pour les expatriés et les voyageurs à l’étranger a explosé de 261 % vs 2019. Pratique, quand on sait qu’on peut échanger de manière asynchrone (par le canal écrit) ou synchrone (en optant pour un rendez-vous par téléphone ou vidéo). Plus besoin de se poser la question du décalage horaire ! De plus, notre digitale est ouverte et opérationnelle 24/7.

Quid de l’après COVID ?

La pandémie COVID-19 aura bouleversé toutes les générations de façon durable.

  • D’une part, elle aura accéléré la transition digitale que le secteur de la médecine amorçait timidement.
  • D’autre part, elle aura révolutionné le monde du travail, propulsant sa pratique à domicile sous le feu des projecteurs.

Enfin, elle aura entraîné avec elle son lot de conséquences à long terme : physiques (sédentarité, mauvaise posture…) mais aussi psychiques (isolement, dépressions…).

Alors chez MédecinDirect, nous avons adapté notre approche en conséquence afin d’accompagner les patients dans cet après-COVID :

D’une part, nous proposons à tous une prise en charge au sein de notre clinique médicale au moindre tracas de santé afin de bénéficier d’un avis, d’un conseil, voire d’un diagnostic accompagné d’une ordonnance si nécessaire.

D’autre part, nous proposons à nos patients un accompagnement ciblé quant à :

  • leurs habitudes alimentaires,
  • leur état psychique,
  • leur niveau d’activité physique,
  • leur façon de se tenir,
  • l’état de leur sommeil,
  • la bonne préparation de leurs éventuels voyages.

Pour ce faire, la prise en charge est opérée par un binôme de professionnels de santé médecins et non médecins (par exemple un-e nutritionniste et un-e diététicien-ne). Ainsi, la prise en charge est optimale. Un patient désireux d’améliorer sa condition physique sera par exemple pris en charge par un-e coach physique et un-e médecin du sport, tandis qu'un patient souhaitant mieux manger sera pris en charge par un-e diététicien-ne et un-e nutritionniste.

Vous souhaitez davantage d’informations ? Contactez-nous.

Auteur : Alexia Orny (Content Manager chez MédecinDirect)

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