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Phobie sociale, agoraphobie ou syndrome de la cabane ? 🏠

L’épidĂ©mie de COVID-19 a eu de nombreuses rĂ©percussions sur notre vie quotidienne, l’une des principales ayant Ă©tĂ© un confinement chez nous durant 8 semaines. Le 11 mai, le top dĂ©part d’un dĂ©confinement progressif a Ă©tĂ© donnĂ©. Pourtant, malgrĂ© une certaine libertĂ© retrouvĂ©e, certaines personnes restent rĂ©fractaires voire angoissĂ©es Ă  l’idĂ©e de quitter leur chez-soi. C’est le syndrome de la cabane.

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Syndrome de la cabane : d’oĂč ça vient ?

Si vous n’avez pas vĂ©cu dans une grotte au cours des mois prĂ©cĂ©dents, vous n’avez pas pu passer Ă  cĂŽtĂ© de l’épidĂ©mie de Coronavirus qui a frappĂ© le monde entier. Afin de limiter au maximum sa propagation et les risques de transmission, le gouvernement a mis en place un confinement gĂ©nĂ©ral. Le mot d’ordre : chacun chez soi ! Cela a Ă©galement permis d’éviter une saturation immĂ©diate des hĂŽpitaux et les consĂ©quences catastrophiques qui auraient pu en dĂ©couler. Depuis quelques semaines, la vie reprend doucement son cours, mais pas pour tout le monde. En effet, pour certaines personnes, leur domicile est devenu synonyme de protection contre le virus et toute agression extĂ©rieure. Et comme tout prisonnier le sait, quitter ce donjon peut s’avĂ©rer difficile


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Le syndrome de la cabane : c'est quoi ?

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Le syndrome de la cabane, Ă©galement appelĂ© « syndrome du prisonnier » ou « syndrome de l’escargot », est une peur de quitter son lieu sĂ©curitaire et de se confronter de nouveau au milieu extĂ©rieur. Dans le contexte sanitaire actuel, il s'agĂźt plus prĂ©cisĂ©ment d'une peur d'affronter la "nouvelle façon de vivre" qui s’impose (port du masque, plus de bise ni de serrage de main, distanciation sociale
). AprĂšs des semaines Ă  entendre parler dans tous les mĂ©dias des risques encourus dehors, le domicile est considĂ©rĂ© comme un cocon, un lieu rassurant. Chaque sortie devient ainsi synonyme de danger et de prise de risque.

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La maison devient littéralement un cocon !

Attention, il ne s’agit pas d’une maladie ! C’est un Ă©tat Ă©motionnel et psychologique qui inclut plusieurs symptĂŽmes :

  • la sensation de n’ĂȘtre en sĂ©curitĂ© qu’à la maison
  • des angoisses Ă  l’idĂ©e de sortir de chez soi
  • une fatigue psychologique
  • une perte de motivation
  • la peur de tout ce qui pourrait arriver Ă  l’extĂ©rieur, avec une sensation de vulnĂ©rabilitĂ©.

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Qui peut ĂȘtre concernĂ© par ce syndrome ?

Potentiellement, tout le monde. Mais certains individus sont plus à risque de développer ces symptÎmes, notamment les personnes qui étaient déjà fragilisées psychiquement avant le confinement (isolées socialement ou présentant un épisode dépressif).

Que peut-on faire ?

Pas de panique : ces troubles peuvent ĂȘtre rĂ©versibles ! En premier lieu, il faut ĂȘtre patient. L’idĂ©e principale consiste Ă  rĂ©introduire progressivement des sorties dans son programme de la journĂ©e : d'abord, devant chez soi, puis Ă  quelques rues, puis de plus en plus loin. Durant ces sorties, se fixer de petits objectifs Ă  atteindre : faire un tour du quartier, poster une lettre, acheter une baguette Ă  la boulangerie
 En respectant les gestes barriĂšre, bien Ă©videmment !

L’autre point important est de prendre en considĂ©ration ses Ă©motions et son ressenti durant ces sorties. L'essentiel est de ne pas brĂ»ler les Ă©tapes en voulant trop en faire trop vite. Par exemple, au dĂ©but, on Ă©vitera de se rendre dans les lieux susceptibles de rassembler une foule importante au risque de dĂ©clencher une attaque de panique. Petit Ă  petit, l’impression de danger va perdre en intensitĂ©, et les angoisses vont progressivement diminuer.

Enfin, n’hĂ©sitez pas Ă  en parler, que ce soit avec quelqu’un de votre entourage ou avec un professionnel : l’aide que peuvent vous apporter vos proches n’est pas Ă  sous-estimer !

En bref, pour palier au syndrome de la cabane :

Augmenter le nombre et la durée des sorties de maniÚre progressive :

  • quand on s’en sent capable,
  • Ă  son rythme,
  • en en parlant Ă  quelqu’un si nĂ©cessaire
  • ĂȘtre patient

Agoraphobie, phobie sociale, syndrome de la cabane... Ce n’est pas un peu pareil ?

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Il existe un certain nombre de ressemblances entre ces diffĂ©rentes entitĂ©s. Le syndrome de la cabane et l’agoraphobie ont en commun :

  • la crainte de se retrouver dans une foule, de devoir sortir seul(e) de chez soi
  • un Ă©vitement de ces situations
  • une importante anxiĂ©tĂ© quand elles se produisent tout de mĂȘme.

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âžĄïž L'agoraphobie

Dans l’agoraphobie, ce n’est pas seulement l’affluence qui est Ă©vitĂ©e, mais Ă©galement les lieux ouverts (places publiques, marchĂ©s
) ou fermĂ©s (cinĂ©ma, magasin
). Les deux raisons principales sont la peur :

  • que de quitter ces endroits ne soit difficile,
  • de ne pas pouvoir y recevoir d’aide en cas de besoin (comme au cours d’une crise de panique, par exemple).

Il s’agit de lieux ciblĂ©s que la personne agoraphobe va Ă©viter de son mieux. Dans le cas du syndrome de la cabane, toute sortie est considĂ©rĂ©e comme Ă  risque, peu importe oĂč elle aura lieu !

Le DSM-V (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, ouvrage de rĂ©fĂ©rence de la psychiatrie) spĂ©cifie Ă©galement que dans l’agoraphobie, l’anxiĂ©tĂ© et l’évitement persistent durant une longue pĂ©riode, habituellement plusieurs mois. Elle peut aussi ĂȘtre associĂ©e (ou non) Ă  un trouble panique. Le syndrome de la cabane est quant Ă  lui absent du DSM-V.

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âžĄïž La phobie sociale

La phobie sociale (aussi appelĂ©e trouble d’anxiĂ©tĂ© sociale) a en commun avec le syndrome de la cabane un comportement d’évitement de plusieurs situations. LĂ  s’arrĂȘte la ressemblance. Ici, ni la peur de la foule, ni ĂȘtre contaminĂ© n'est la principale cause d'un tel comportement. Les personnes souffrant de phobie sociale prĂ©sentent une peur intense d’ĂȘtre confrontĂ©e au regard des autres, ce qui entraĂźne :

  • une perte de confiance en soi
  • une crainte d’ĂȘtre critiquĂ©.

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Les personnes atteintes de phobie sociale s’inquiĂštent aussi que leur anxiĂ©tĂ© soit visible par tout le monde. Nous avons tous au moins un souvenir d’un exposĂ© au collĂšge durant lequel on rougissait, transpirait et bafouillait devant le reste de la classe ! Une situation stressante va gĂ©nĂ©rer chez la personne phobique des signes d’angoisse. Leur prĂ©sence va davantage augmenter le niveau de stress : une vraie spirale infernale.

La personne phobique va craindre, dans des situations bien prĂ©cises, plus ou moins nombreuses, d’agir de façon embarrassante. Cela concerne de multiples situations : prise de parole en public, rencontre de nouvelles personnes, partage d’un repas... Ces troubles peuvent se rĂ©vĂ©ler trĂšs handicapants au quotidien, avec un retentissement social et professionnel important. Heureusement, il existe des solutions de prise en charge qui pourront Ă©galement passer par des exercices d’exposition progressive (comme pour le syndrome de la cabane). L’ĂȘtre humain est dotĂ© de grandes capacitĂ©s d’évolution et d’adaptation. Il est amenĂ© Ă  sortir rĂ©guliĂšrement de sa zone de confort. Quand on y rĂ©flĂ©chit, le simple fait de marcher nous amĂšne Ă  quitter l’équilibre dans lequel nous nous trouvons pour effectuer le pas suivant. Parfois, nous pouvons ĂȘtre amenĂ© Ă  tomber, mais nous apprenons toujours Ă  nous relever !

â„č Le saviez-vous ? Il existe une peur de rougir !  Ce phĂ©nomĂšne porte le nom d’éreutophobie.

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Auteur : Damien VALENTIN | Relu par le Dr Juan Sebastian SUAREZ VALENCIA

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