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Le SOPK est caractérisé par un déséquilibre des hormones sexuelles. Les femmes atteintes présentent souvent un excès d’androgènes (hormones dites « masculines »), ce qui peut entraîner :
Ces perturbations hormonales influencent également le métabolisme. L’excès d’androgènes peut influencer la répartition des graisses et favoriser une accumulation plus marquée au niveau abdominal, mais aussi au niveau de la taille et des hanches chez certaines femmes.
Le syndrome des ovaires polykystiques agit donc à la fois sur le cycle menstruel et sur la régulation du poids.
Un élément fondamental de la prise de poids en cas de SOPK est la résistance à l’insuline. Selon les données de l’Endocrine Society, 50 à 70 % des femmes atteintes de SOPK présentent une altération de la sensibilité à l’insuline, y compris certaines femmes non en surpoids.
L’insuline est une hormone qui permet au glucose de pénétrer dans les cellules pour être utilisé comme source d’énergie. En cas de résistance à l’insuline :
Cette situation peut s’accompagner d’une difficulté à perdre du poids, parfois de fringales ou de fatigue après les repas.
La résistance à l’insuline joue également un rôle dans l’augmentation des hormones androgènes et accroît le risque à long terme de diabète de type 2.
La prise de poids dans le cadre du SOPK n’est pas toujours homogène. Elle concerne principalement certaines zones.
Les zones les plus touchées en cas de SOPK sont :
Cette répartition reste variable d’une femme à l’autre et dépend de plusieurs facteurs hormonaux et génétiques.
La graisse abdominale est particulièrement importante à surveiller, car elle est associée à un risque cardiovasculaire élevé.
Beaucoup de femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques décrivent un sentiment d’injustice : malgré des efforts importants, la perte de poids reste limitée. Plusieurs facteurs contribuent à expliquer cette difficulté :
Sans prise en charge adaptée, les efforts alimentaires seuls peuvent être insuffisants.
Le SOPK ne se limite pas à une potentielle prise de poids. D’autres symptômes peuvent y être associés.
Les symptômes hormonaux souvent liés au Syndrome des ovaires polykystiques sont :
Ces symptômes sont liés à l’excès d’androgènes.
La prise de poids liée au SOPK peut avoir un retentissement psychologique important :
Certaines études, comme celles menées par le centre Monash, montrent un risque élevé de troubles anxieux et dépressifs chez les femmes atteintes de SOPK.
Certaines femmes décrivent également une fatigue persistante et une sensation d’incompréhension face à leur prise de poids.
Même s’il n’existe pas de régime spécifique universel, une alimentation à index glycémique bas permet de limiter les pics d’insuline. Les recommandations sont les suivantes :
Il est possible de consulter un diététicien en ligne pour un accompagnement personnalisé.
L’activité physique améliore la sensibilité à l’insuline. Les activités recommandées sont :
Il est important de savoir que la régularité est plus importante que l’intensité.
Un suivi par un professionnel de santé est souvent nécessaire. Vous pouvez demander l’avis d’un gynécologue en téléconsultation. Selon la situation, un traitement peut être proposé :
La prescription faite par le médecin dépend du bilan biologique.
Il est conseillé de consulter si :
Un bilan sanguin peut être nécessaire pour évaluer les taux hormonaux et le métabolisme.
Certaines femmes peuvent présenter à la fois un SOPK et d’autres troubles gynécologiques, comme l’endométriose. Ces situations nécessitent une prise en charge spécialisée.
En cas de prise de poids liée au SOPK (syndrome des ovaires polykystiques), il est important de ne pas rester seule face aux difficultés. La première étape consiste généralement à consulter un médecin généralisteou un gynécologue, qui pourra :
Selon la situation, une orientation vers un endocrinologue peut être recommandée, notamment si des troubles métaboliques sont associés (pré-diabète, diabète de type 2).
Un diététicien ou nutritionniste formé au SOPK peut également jouer un rôle important : la prise en charge nutritionnelle adaptée à la résistance à l’insuline est souvent un pilier du traitement.
Enfin, lorsque la prise de poids a un impact psychologique important (image corporelle, anxiété, découragement), un accompagnement par un psychologue peut s’avérer bénéfique. Une approche pluridisciplinaire est souvent la plus efficace pour agir durablement sur le poids et les déséquilibres hormonaux liés au SOPK.