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La mammographie, couplée à un examen clinique, est de plus en plus fiable et permet de suspecter certaines anomalies, qu'elles soient bénignes ou malignes. En fonction du diagnostic et de l'âge, il existe deux attitudes :
Dans la grande majorité des cas, une échographie complémentaire sera réalisée pour confirmer non seulement l'impression première, mais aussi pour permettre de déterminer si l'anomalie visualisée est de type liquidien (kyste) ou solide, pouvant entrer dans le cadre le plus fréquent des fibroadénomes. C'est dans ce dernier cas que l'âge intervient.
Si la femme a moins de 35 ans, a priori le diagnostic est quasi certain et on se contentera d'un contrôle à distance (sauf en cas d'augmentation de taille rapide ou importante). Il n'en est pas de même si la femme a plus de 40 ans et sans notion dans les antécédents de cette boule (ce qui veut dire qu'elle n'était pas connue). Dans ce cas, on fera un contrôle plus rapproché (4 à 6 mois) pour confirmer l'aspect et la stabilité de cette image.
Dans ce cas, l'attitude est tout à fait différente, surtout si confirmée par l'examen clinique et/ou l'échographie. Dans ce cas, il faudra passer alors à la biopsie qui peut être : une micro-biopsie ou une macro-biopsie. Ces deux méthodes permettent de confirmer le diagnostic de bénignité ou de malignité. En effet, les cellules retirées et analysées seront la certitude du diagnostic.
L'avantage de la macro-biopsie (qui est plus impressionnante que douloureuse), pratiquée en ambulatoire (ce qui veut dire sans hospitalisation ou effets secondaires) et sous anesthésie locale, est son extrême fiabilité. Elle permet par ailleurs de laisser un repère métallique qui pourra :
Bon à savoir : fort heureusement, les calcifications dans les seins sont souvent bénignes (dans 7 cas sur 10) et présentent des caractéristiques bien spécifiques. Mais en cas de doute, elles peuvent faire l'objet d'une biopsie.
Une mammographie peut révéler différents types d’anomalies :
En France, dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein (50-74 ans), toutes les mammographies sont relues par deux radiologues.
Le médecin peut prescrire :
Si l’imagerie ne permet pas de conclure avec certitude, une biopsie mammaire sera réalisée. Cet examen consiste à prélever un petit fragment de tissu sous anesthésie locale, afin d’analyser les cellules au microscope.
La convocation pour examens complémentaires arrive généralement dans les 15 jours qui suivent l’anomalie détectée. Ce délai rapide permet de limiter l’attente et l’anxiété.
Les résultats d’échographie et de mammographie complémentaire sont souvent communiqués immédiatement, tandis que ceux de la biopsie nécessitent quelques jours supplémentaires.
Recevoir un courrier ou un appel à la suite d’une mammographie peut être très anxiogène. Pourtant :
Quand une patiente est rappelée après une mammographie, elle pense souvent immédiatement au pire. Mais dans la majorité des cas, il s’agit de simples images bénignes qu’il faut vérifier. Le rôle des médecins est de rassurer tout en restant vigilants. Les examens complémentaires sont rapides, indolores et indispensables pour lever le doute. Et si une anomalie suspecte est confirmée, la prise en charge est beaucoup plus efficace lorsqu’elle est précoce.
Retrouvez ici les réponses aux questions que vous pourriez vous poser