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Les AVK (« Antivitamines K ») sont des substances anticoagulantes dont le rôle est de fluidifier le flux sanguin afin d'empêcher la formation de caillots (thromboses). Ils sont prescrits dans des situations variées :
Leur nom explique leur mécanisme : ils bloquent l'utilisation de ce composé K par le foie. Or, cette vitamine est indispensable à la synthèse de plusieurs protéines de la coagulation. En « faisant barrage » le produit ralentit la coagulation. C'est précisément pour cette raison que les apports alimentaires en vitamine K peuvent interférer avec le dosage de votre traitement.
Bon à savoir : voici quelques nouveautés à savoir sur les antivitamines K, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). En raison d’un risque immuno-allergique et des menaces pour le fœtus et l’enfant à naître lors d’une exposition aux antivitamines K (AVK) pendant la grossesse, l’ANSM prend de nouvelles mesures pour sécuriser l’utilisation de ces spécialités :
Les patients ne doivent jamais arrêter leur protocole sans en avoir parlé préalablement à leur médecin car un arrêt brutal peut avoir des conséquences graves pour leur santé.
La vitamine K est une vitamine liposoluble que l'on trouve principalement dans les végétaux. Sa propriété naturelle est de favoriser la coagulation (action pro-coagulante).
Si vous consommez soudainement une grande quantité de produits riches en vitamine K, vous apportez au corps « l'antidote » naturel de votre médicament :
À l'inverse, une carence soudaine ou une diminution drastique des apports peut renforcer l'effet du médicament, d'où le risque hémorragique.
Il ne s'agit pas de supprimer ces aliments, car ils sont souvent excellents pour la santé, mais de connaître leur teneur pour stabiliser votre usage.
L'objectif n'est pas l'exclusion, mais la régularité. Il vaut mieux prendre une petite portion de brocolis deux fois par semaine plutôt que de ne pas en manger pendant un mois, puis d'en consommer une grande assiette d'un coup.
Le suivi de votre traitement se fait par une prise de sang régulière pour mesurer l'INR (International Normalized Ratio). Cet indice permet de vérifier la fluidité de votre flux.
Note : La cible peut varier selon la pathologie (parfois entre 3 et 4,5 pour certaines valves cardiaques).
Certains patients sont souvent anxieux à l'idée de consommer le moindre légume vert après avoir débuté un traitement par AVK. Cette peur est contre-productive. Une alimentation variée est importante pour votre condition cardiovasculaire globale. Supprimer les choux ou les épinards vous prive de fibres et d'antioxydants précieux.
Notre conseil est simple : nourrisez-vous de tout, mais soyez prévisible pour votre organisme. Si vous adorez les épinards, intégrez-les dans votre routine hebdomadaire de façon constante. Ce qui nous inquiète, ce sont les « pics » de consommation. Par ailleurs, soyez attentifs aux indices de surdosage : saignements de nez (épistaxis), gencives qui saignent au brossage, ou apparition de bleus (ecchymoses) sans choc important. Si cela arrive, contactez votre médecin pour un contrôle. Enfin, n'oubliez pas que votre pharmacien est une ressource précieuse pour vérifier les interactions avec d'autres médicaments, même ceux vendus sans ordonnance comme l'aspirine, qui est à éviter sans avis médical, en raison d’un risque hémorragique majoré.
SOURCES :
Quel est le fonctionnement des AVK (Coumadine, Sintrom, Previscan) ?
Quel est le rôle de la vitamine K dans votre traitement ?
Quels sont les aliments riches en vitamine K ?
Pourquoi la surveillance biologique est-elle importante ?
Conseils pratiques pour une alimentation équilibrée sous AVK
L’avis des experts de MédecinDirect
Retrouvez ici les réponses aux questions que vous pourriez vous poser