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L’acné rosacée est une affection dermatologique chronique qui touche principalement les adultes et concerne surtout la zone centrale du visage. Elle se manifeste par des rougeurs persistantes, parfois accompagnées de boutons inflammatoires, donnant l’impression d’une acné tardive. Pourtant, malgré son nom, l’acné rosacée n’est pas une acné au sens classique du terme. Souvent confondue avec d’autres affections cutanées comme la couperose ou l’acné de l’adolescent, l’acné rosacée nécessite une prise en charge spécifique, car ses mécanismes, son évolution et ses traitements sont différents. Une reconnaissance précoce permet de limiter l’aggravation des symptômes et leur impact sur la qualité de vie.
La rosacée est une maladie cutanée qui atteint essentiellement la partie centrale du visage (front, nez, joues et menton). Des rougeurs ou des vaisseaux sanguins peuvent apparaître sur cette zone. Lorsque ces canaux par lesquels circule le sang deviennent visibles, c’est le signe qu’ils sont anormalement dilatés.
Cette dilatation des vaisseaux localisés sur le visage est connue sous le nom de couperose. Ce signe permet de distinguer la rosacée parmi d’autres pathologies cutanées. Cependant, le doute peut être de mise lorsqu’il s’agit de différencier l’acné de la rosacée.
Pour rappel, l’acné est une maladie de la peau causée par une production excessive de sébum. Cette affection, qui touche généralement les adolescents, se manifeste par :
Parmi ces lésions cutanées, les papules et les pustules sont également présentes chez les personnes atteintes de rosacée. Dans ce cas, connaître les critères essentiels de distinction entre ces deux pathologies permet d’éviter toute confusion.
Tout d’abord, les personnes touchées ne sont pas les mêmes. L’acné touche majoritairement les adolescents, tandis que la rosacée touche essentiellement les adultes. Ensuite, la localisation des lésions cutanées peut-être différente. Le visage est une zone qui peut être touchée à la fois par l’acné et la rosacée, mais l’acné peut concerner d’autres zones, comme le dos, le cou ou la partie antérieure du thorax.
Enfin, les lésions cutanées peuvent être identiques : les papules et les pustules sont présentes dans les deux pathologies mais les lésions les plus fréquentes sont différentes. En effet, au niveau cutané, la rosacée est caractérisée avec une forte rougeur d’origine vasculaire. L’affection s’accompagne également de signes non cutanés (bouffées de chaleurs, atteinte oculaire) alors que l’acné reste une pathologie exclusivement cutanée et s’associe surtout à des comédons.
L’acné rosacée correspond à une forme inflammatoire de la rosacée, longtemps appelée « acné rosacée » en raison de la présence de boutons ressemblant à ceux de l’acné. Cette appellation est aujourd’hui abandonnée dans le langage médical, car elle entretient la confusion.
Contrairement à l’acné classique, l’acné rosacée :
Les causes de la rosacée sont encore inconnues. En revanche, les scientifiques explorent plusieurs pistes. Cette maladie serait due à l’association de plusieurs facteurs, à la fois d’ordre génétique et environnemental :
D’autres facteurs climatiques ou alimentaires qui favorisent la rosacée en provoquant des bouffées vasomotrices, c’est-à-dire des rougissements soudains de la peau causés par la dilatation des vaisseaux sanguins, ou encore des bouffées de chaleur, sont déjà bien identifiés :
La rosacée est une maladie qui évolue. Il existe quatre formes de rosacée qui peuvent être associées ou se succéder dans le temps. Des symptômes particuliers correspondent à chaque phase d’évolution.
Beaucoup de patients ne développent que cette forme, médicalement connue sous le nom érythémato-télangiectasique. Cette phase de début de la rosacée se caractérise par des érythèmes. Ce sont des rougeurs persistantes situées sur la partie centrale du visage, à savoir les joues, le nez, le milieu du front et le menton.
Les zones autour de la bouche et des yeux ne sont pas touchées à ce stade. Lorsqu’il y a un changement de température, des bouffées de chaleur peuvent également survenir occasionnellement. La couperose apparaît également lors de cette phase. On parle également de télangiectasie pour décrire ce processus de dilatation visible et permanent des petits vaisseaux sanguins de la peau. Ces vaisseaux peuvent être de couleur rouge ou violacés.
Comme son nom l’indique, on reconnaît cette forme de la rosacée à ses papules et ses pustules. En plus des symptômes précédents, ces boutons apparaissent de nouveau sur la partie centrale du visage. Elles peuvent également atteindre le pourtour de la bouche et des yeux. Avant, cette forme était appelée « acné rosacée », car elle était semblable à l’acné des adolescents. Cette appellation a été abandonnée pour éviter toute idée fausse sur la rosacée.
Cette forme de rosacée est beaucoup plus rare et ne concerne que 5% des personnes touchées par la maladie. Pour des raisons d'ordre esthétique, cette forme de rosacée a des répercussions psychologiques particulièrement importantes. En effet, le visage est plus impacté, notamment au niveau du nez : la pointe est souvent la zone la plus touchée en prenant un aspect rouge et gonflé, avec une dilatation des pores de la peau qui sécrète une importante séborrhée.
Dans le langage médical, on parle de rhinophyma pour décrire cette déformation du nez. Cette hypertrophie affecte principalement les hommes de plus de 50 ans. Des rougeurs permanentes sont également visibles au niveau du nez, des joues, des sourcils, du menton et des oreilles.
Cette forme de la maladie peut survenir avant l’apparition des lésions de la peau ou en même temps. La rosacée oculaire est caractérisée par :
La forme papulo-pustuleuse correspond à ce que l’on appelle couramment l’acné rosacée.
Le diagnostic est essentiellement clinique. Le médecin s’appuie sur :
Dans de rares cas, une biopsie cutanée peut être réalisée pour éliminer une autre pathologie. Un avis spécialisé peut être obtenu via une téléconsultation avec un dermatologue, notamment lorsque l’accès au dermatologue est difficile.
Si vous êtes atteint de rosacée, vous devez prendre votre traitement en continu, car celui-ci ne permet pas une guérison définitive. Néanmoins, vous pourrez diminuer les symptômes de la maladie, espacer ses poussées et mieux contrôler son évolution.
Si vous avez des rougeurs et de la couperose, deux solutions médicales peuvent vous être proposées pour traiter ces symptômes.
En cas de rosacée papulo-pustuleuse, le médecin peut prescrire des traitements locaux comme le métronidazole. Ce médicament antibactérien et antiparasitaire se présente sous forme de gel, de crème ou de lotion. Il s’applique lors des poussées inflammatoires de la maladie, puis en traitement d’entretien afin d’éviter les rechutes. Si vous êtes atteint par cette forme de rosacée et que vous appliquez cette crème, il convient de prendre quelques précautions :
L’utilisation de ce traitement pendant la grossesse ou l’allaitement doit être évaluée par le médecin, mais les formes locales sont généralement considérées comme compatibles.
En cas de rosacée hypertrophique, il est possible de continuer les traitements vus pour les autres formes de la maladie et de recourir à un traitement chirurgical. Cette opération a pour but de restaurer la forme normale du visage sous anesthésie locale ou générale. La taille et le nombre des glandes sébacées peuvent également être réduits à l’aide d’un laser à dioxyde de carbone (C02).
Si vous êtes atteint de rosacée oculaire, le médecin peut vous prescrire des antibiotiques (pour les formes modérées à sévères) par voie orale et en collyre (gouttes ophtalmologiques). Ce traitement doit être couplé à des soins d'hygiène bien spécifiques à réaliser tous les soirs.
Commencez par imbiber d’eau tiède un coton à démaquiller et appliquez-le sur vos paupières pendant dix minutes. Puis, massez-vous de bas en haut sur les paupières supérieures et de haut en bas sur les paupières inférieures. Enfin, rincez vos yeux au sérum physiologique en unidose, cela vous permettra d’utiliser un produit toujours stérile et sans conservateur.
Des mesures simples et faciles à mettre en place dans votre quotidien pourront contribuer à réduire la fréquence et l’intensité des poussées de la rosacée.
Cette maladie cutanée augmente votre sensibilité à certains aliments. Pour cette raison, soyez attentif et essayez de déterminer lequel vous provoque une poussée afin de l’éviter. Certains aliments sont connus pour aggraver la rosacée, tels que :
Appliquer quelques conseils d’hygiène de la peau quotidiennement contribuera à améliorer votre état. Si vous souffrez d’une forme papulo-pustuleuse de rosacée, soyez particulièrement vigilants quant aux produits utilisés : produits de toilette doux, sans alcool ni parfum, peu gras et non comédogènes. Le nettoyage du visage est conseillé matin et soir suivi d’une hydratation de la peau.
Prenez toutes les précautions nécessaires en demandant conseil à votre pharmacien lorsque vous souhaitez utiliser une crème pour votre visage. Si vous souhaitez masquer vos lésions cutanées au quotidien, demandez-lui également de vous guider pour trouver du maquillage correcteur ou de camouflage. Estomper et cacher les lésions visibles favorisent une meilleure qualité de vie.
En somme, la rosacée est une pathologie qui peut être de mieux en mieux maîtrisée au quotidien. Pour cela, il est nécessaire de consulter un médecin en amont afin de déterminer à quel stade se situe la maladie. Des traitements existent pour chaque forme et il est d’autant plus intéressant de les coupler à de bonnes habitudes alimentaires et hygiéniques dans le but de diminuer les symptômes.
L’acné rosacée est une affection chronique fréquente, souvent confondue avec une acné classique. Cette confusion peut retarder la mise en place d’un traitement adapté et favoriser l’aggravation des symptômes. Il est important de rappeler que cette pathologie repose sur une inflammation cutanée associée à une hyperréactivité vasculaire, et non sur un excès de sébum.
La prise en charge repose sur des traitements ciblés, choisis en fonction de la forme clinique et de la sévérité. Lorsqu’ils sont utilisés correctement et associés à une routine de soins adaptée, ils permettent dans la majorité des cas un bon contrôle de la maladie. L’identification et l’évitement des facteurs déclenchants jouent un rôle clé dans la stabilité à long terme.
La téléconsultation constitue une option pertinente pour poser un diagnostic, initier un traitement et assurer un suivi régulier. Elle permet d’intervenir précocement et d’adapter rapidement la prise en charge, ce qui est indispensable pour une affection évoluant par poussées comme l’acné rosacée.
SOURCES :
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