La gazette

Le frottis cervico-vaginal, un examen indispensable

La réalisation du frottis a permis de faire régresser la fréquence du cancer du col de l’utérus responsable de prés de 2800 nouveau cas par an et de 1000 décès en 2011.

Il permet de dépister des lésions précancéreuses (dysplasiques) et cancéreuses du col. Ces lésions sont majoritairement provoquées par une infection sexuellement transmissible : le papillomavirus (HPV) et sont souvent asymptomatiques. La détection à un stade précoce permet une prise en charge optimale.

A quelle fréquence ?

L’HAS (la Haute Autorité de Santé) recommande un dépistage tous les 3 ans, chez toutes les femmes de 25 à 65 ans, après 2 frottis normaux réalisés à un an d’intervalle. Il doit être aussi réalisé chez les jeunes femmes ayant reçu le vaccin contre le papillomavirus, selon ce même schéma.

Déroulement de l’examen :

Ce prélèvement est réalisé en dehors de toute période de saignement (règles ou autre) et à distance d’une infection vaginale. La pratique du frottis cervico-vaginal est un examen simple, rapide et indolore. Il peut être réalisé par tous professionnels de santé ayant été formés : gynécologue, médecin généraliste, sage femme ou encore un technicien de laboratoire d’anatomopathologie. Lors d’un examen gynécologique sous spéculum, des cellules du col sont prélevées grâce à un écouvillon (grand coton-tige) ou une petite brossette qui seront frottés sur le col. Ce prélèvement est étalé sur lame puis fixé ou encore recueilli dans une solution liquide. Il est ensuite adressé au laboratoire d’anatomopathologie dans le but d’étudier les cellules.

Les résultats :

Il faut attendre une dizaine de jour pour les obtenir. Pour interpréter les résultats, la qualité du prélèvement doit être satisfaisante. Alors seulement, le médecin pourra indiquer s’il s’agit d’un frottis normal ou pathologique. De plus, il pourra être spécifié la présence de certaines infections par des microorganismes tels que trichomonas vaginalis, vaginose, etc ainsi que des réactions inflammatoires, koïlocytes (cellules infectées par le virus HPV). Enfin, il sera indiqué un calendrier de surveillance qu’il faudra suivre scrupuleusement.

Et pendant la grossesse ?

Il n’y a pas de risque à réaliser un frottis pendant la grossesse. Il pourra être réalisé plus particulièrement avant la fin du premier trimètre car l’imprégnation hormonale peut perturber l’interprétation des résultats. Alors, pourquoi s’en passer !


Auteur : Dr Agier
Conflits d’intérêts : L’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée. Cet article est issu d’une expérience de terrain, il existe d’autres produits, et d’autres protocoles de prise en charge.

Le frottis cervico-vaginal, un examen indispensable