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Saignements de nez (épistaxis) : causes, premiers soins et prévention
Saignements de nez (épistaxis) : causes, premiers soins et prévention
Mis à jour le 
26
.
06
.
2024
Article relu par la Direction Médicale de MédecinDirect
Saignements de nez

Les saignements de nez sont une affection courante qui peut survenir à tout moment. Bien que souvent bénins, ils peuvent parfois être le signe d’affections sous-jacentes plus graves. Il est nécessaire dans ce cas de consulter un médecin.

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Qu'est-ce qu'un saignement de nez ?

Un saignement de nez, également connu sous le nom d'épistaxis, est une hémorragie provenant des fosses nasales. Les saignements de nez sont fréquents et généralement bénins. Ils peuvent survenir à tout âge. Toutefois, ils sont plus fréquents chez l’enfant et la femme enceinte.

Les saignements de nez sont dus à la lésion des vaisseaux qui irriguent la muqueuse nasale qui, elle, est très fragile. Le saignement de nez peut être soit :

  • antérieur : c’est le type le plus courant. Il provient de la partie avant du nez et est généralement facile à contrôler ;
  • postérieur : ce cas est plus rare et souvent plus grave. Il provient des parties plus profondes du nez et peut nécessiter une intervention médicale.

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Saignements de nez : quelles en sont les causes ?

Les saignements de nez peuvent être causés par divers facteurs, notamment :

  • la sécheresse nasale : l'air sec peut assécher la muqueuse nasale, ce qui la rend plus susceptible de se fissurer et de saigner ;
  • l’inflammation de la muqueuse du nez ;
  • un grattage de la muqueuse nasale ;
  • un traumatisme du nez : introduction d’un objet dans les narines, coup sur le nez ;
  • le curage du nez : le fait de se curer le nez peut irriter et endommager la muqueuse nasale ;
  • l’exposition au soleil ;
  • un éternuement violent, bouche fermée ;
  • l’utilisation d’un médicament à usage nasal (décongestionnant) ;
  • le changement de température ;

D’autres causes, bien que moins courantes, peuvent aussi exacerber les saignements de nez :

  • les allergies peuvent provoquer une inflammation et une irritation de la muqueuse nasale ;
  • la prise de médicaments tels que les anticoagulants et les aspirines ;
  • la déviation de la cloison nasale ;
  • la prise répétée de drogue par voie nasale ;
  • les maladies héréditaires responsables d’épistaxis (maladie de Rendu-Osler par exemple) ;
  • la présence d’une tumeur bénigne ;
  • Etc.

Symptômes et diagnostic

Le principal symptôme d'un saignement de nez est, bien sûr, le saignement visible. Cependant, il peut être accompagné de :

  • sensation de liquide coulant à l'arrière de la gorge ;
  • difficulté à respirer par le nez ;
  • en cas de saignement postérieur, le sang peut couler vers l’arrière de la gorge, provoquant une toux ou une déglutition de sang.

Pour diagnostiquer un saignement de nez, le médecin examinera l'historique médical du patient et effectuera un examen physique du nez. Si nécessaire, des tests supplémentaires comme une endoscopie nasale ou des analyses de sang peuvent être réalisés pour déterminer la cause sous-jacente.

Saignements de nez : les bons gestes à adopter

Il est conseillé, en cas de saignement de nez, de suivre les étapes suivantes :

  • se moucher tout doucement pour faire sortir les caillots de sang ;
  • s’asseoir dans un endroit calme si possible ;
  • pencher la tête vers l’avant en regardant vers le sol et en respirant par la bouche ;
  • placer le pouce et l’index sous la partie osseuse du nez ;
  • pincer les narines et maintenir la pression pendant 10 minutes.

Cette méthode permet d’arrêter la plupart des saignements. Si ceux-ci persistent malgré la compression, l’exercice peut être répété pendant 10 minutes.

Il est également possible d’appliquer de la glace au milieu du visage, au-dessus du nez. Cela permet de réduire le saignement, car les vaisseaux sanguins se resserrent sous l’effet du froid.

Bon à savoir : contrairement aux idées reçues, il n’est pas conseillé de pencher la tête en arrière lors d’un saignement de nez. Cela pourrait créer l’effet inverse à celui recherché et provoquer des nausées s’il est avalé, voire un étouffement.

Saignements de nez : quels traitements ?

Si le médecin traitant le juge nécessaire, il enverra son patient chez un oto-rhino-laryngologiste (ORL). En fonction du type de saignement, divers traitements peuvent être proposés :

La cautérisation des vaisseaux du nez

Elle consiste à éliminer une partie des vaisseaux sanguins à l’origine du saignement. La cautérisation est réalisée sous anesthésie locale. Elle peut se faire soit :

  • avec un produit chimique (nitrate d’argent, acide chromique) ;
  • avec des pincettes électriques (électrocoagulation).

Le tamponnement antérieur ou méchage du nez

Le tamponnement est réalisé dans le cas où il est impossible de localiser l’origine précise du saignement à l’aide de l’endoscopie nasale.

Ce traitement consiste à introduire une mèche dans la partie avant des fosses nasales. Le procédé se fait sous anesthésie locale et les mèches utilisées peuvent être résorbables ou non. Dans le cas où elles ne sont pas résorbables, elles doivent être retirées, ce qui peut entrainer une récidive du saignement.

Le tamponnement postérieur  

Le tamponnement postérieur se fait lorsque le saignement nasal provient de la partie arrière du nez. Le méchage s’effectue donc dans la zone située à l’arrière des fosses nasales.

La sonde à double ballonnets

Le procédé consiste à introduire les deux parties d’un ballon gonflable dans chaque narine. Le ballon est ensuite gonflé avec un liquide. Le dispositif provoque une compression qui favorise la coagulation.

Si le saignement de nez persiste malgré le traitement, une intervention chirurgicale (embolisation ou ligature de vaisseaux sanguins) peut être envisagée.

Quand consulter ?

Il est indispensable de consulter un médecin ou de se rendre à l’hôpital dans les cas suivants :

  • la personne est incapable d’arrêter son saignement de nez en se le pinçant ;
  • si le saignement de nez survient après un choc ;
  • le saignement se fait par les deux narines et dans l’arrière de la gorge ;
  • le saignement de nez est associé à d’autres symptômes (malaise, sueurs, anxiété, etc.) ;
  • le saignement de nez récidive ;
  • la personne qui saigne est suivie pour hypertension artérielle.

Même si le saignement s’est arrêté, les personnes qui présentent des signes avant-coureurs (toux sanglante, boutons rouges sur la peau, gencives qui saignent facilement, sang dans les urines, menstruations abondantes, etc.) doivent aussi consulter.  

Prévention des saignements de nez

Il est conseillé aux personnes sujettes aux saignements de nez de :

  • se moucher délicatement (un côté à la fois) ;
  • d’ouvrir la bouche lorsqu’elles éternuent ;
  • ne pas se curer le nez (ne pas y introduire les doigts ou tout autre objet) ;
  • humidifier l’air de l’habitation ;
  • éviter de s’exposer à un air trop froid ou trop chaud ;
  • limiter l’utilisation des décongestionnants nasaux ;
  • ne pas prendre d’aspirine ou d’anti-inflammatoire (sauf en cas de prescription médicale).
L’avis des experts de MédecinDirect sur les saignements de nez : Les saignements de nez sont généralement bénins et s'arrêtent d'eux-mêmes en quelques minutes, lorsque l’on adopte les bons gestes. En cas de saignements récurrents ou sévères, il est nécessaire de consulter un professionnel de santé pour un diagnostic et un traitement appropriés.

SOURCES :

  • Assurance maladie : le lien
  • Passeport santé : le lien
  • Manuel MSD : le lien