Sport

Les réactions allergiques à l’effort d’origine alimentaire

Je ne comprends pas : je n’ai pas d’allergie alimentaire normalement, mais hier, j’ai fait mon footing un peu après avoir mangé une pizza, et là, urticaire grave! Cela m’inquiète, je voudrais savoir à quoi je suis allergique ? couple sport course

Rappel sur la réaction allergique

Une réaction allergique met en contact une substance, appelée allergène, qui va être reconnue comme étrangère par l’organisme, et certains de nos globules blancs:les éosinophiles, faisant partie des polynucléaires qui nous défendent, et les mastocytes. Ils vont se mettre à sécréter activement des molécules telles l’histamine, générant à ces fortes concentrations les effets indésirables de l’allergie, alors qu’elles sont utiles à doses moindres. Les mécanismes de ces réactions indésirables : Stimulation directe de certaines fibres nerveuses cutanées et muqueuses, entrainant ces démangeaisons très désagréables. Et aussi, parfois le plus problématique, une  vasodilatation intense, allant dans les formes graves jusqu’à provoquer les chutes de tension du choc anaphylactique, que l’on traite avec l’adrénaline. Cette vasodilation s’associe à une augmentation de la perméabilité des vaisseaux, génératrice d’oedème, d’abord cutané, que l’on retrouve dans l’urticaire, mais aussi sous-cutané et muqueux, dans l’oedème de Quincke, qui est aussi une urgence s’il touche la gorge, entravant la filière respiratoire. A l’opposé, les muscles lisses des parois bronchiques et intestinales vont se spasmer, générant de l’asthme et des crampes abdominales.

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Que faire lors d’un claquage musculaire ?

Que faire lors d’un claquage musculaire ? Quelle prise en charge ? Quelle prévention ?

medecin direct course sport senior bougerQue l’on soit grand sportif ou simplement motivé pour reprendre une activité sportive, celle-ci doit s’accompagner de précautions. En effet les accidents liés aux sports sont fréquents. Parmi eux, les accidents musculaires représentent 30% des lésions observées en médecine du sport. Ceux-ci peuvent être plus ou moins graves, mais tous doivent faire l’objet d’une consultation médicale afin de mettre en place une prise en charge adaptée. Par ailleurs des mesures de prévention s’imposent pour éviter une récidive ou un premier épisode.

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Savoir utiliser un cardiofréquencemètre

Savoir utiliser un cardiofréquencemètre cardiologie tension mesure effort force electro cardiogramme

Les progrès de la technique permettent aujourd’hui d’acquérir assez facilement un appareil très utile pour la santé et qui se nomme un cardiofréquencemètre. Ce petit appareil permet essentiellement de connaître la fréquence des pulsations cardiaques. D’utilisation médicale stricte, cet accessoire de santé est très utile pour suivre l’adaptation à l’effort aussi bien chez le sportif entrainé ou « du dimanche » que chez le travailleur de force. Avant toute chose, il faut savoir qu’il existe une formule qui permet de connaître la fréquence cardiaque maximum autorisée et qu’il ne faut, en aucun cas, dépasser au cours d’un effort. Fréquence cardiaque maximum autorisée : 90% de (220 – Age)

Exemple :

  • Age : à 40 ans la Fréquence cardiaque maximum autorisée = 162
  • Age : à 70 ans la Fréquence cardiaque maximum autorisée = 135

Pour bien utiliser un cardiofréquencemètre, il faut enregistrer sa fréquence cardiaque à des moments clefs de façon à gérer les trois paramètres qui vont permettre de mieux se connaître  :

  • au repos, généralement après une bonne nuit tranquille ; nommons-la F/repos – habituellement entre 60 et 80. Un sportif entrainé peut avoir une fréquence cardiaque au repos entre 40 et 60. Une fréquence cardiaque, au repos, supérieure à 80 doit inciter à consulter son médecin traitant,
  • immédiatement après l’activité sportive ou physique ; nommons-la F/effort
  • 15 à 40 mn après l’effort, de façon à noter le temps au bout duquel on retrouve la fréquence de repos ; c’est le temps de récupération, TR.

Avec ces trois paramètres, il est possible, aussi bien pour le sportif occasionnel que pour le cardiaque bien équilibré par son traitement :

  • de ne pas prendre un risque inconsidéré en dépassant la fréquence cardiaque maximum autorisée,
  • de connaître son état de forme physico-sportive : dans les périodes de méforme le TR s’allonge,
  • de régler son entrainement de début de saison : activité sportive peu intense avec fréquence cardiaque volontairement limitée à moins de 110.

Auteur : Dr Bréant Alain

Conflits d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée. Cet article est issu d’une expérience de terrain, il existe d’autres produits, et d’autres protocoles de prise en charge.

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Genou gauche, chute à ski !

Genou gauche, chute à ski ! chute ski

Bonjour, Je suis tombé il y a maintenant 2 ans et j’ai de gros problèmes au genou gauche. Il se bloque sans arrêt et j’ai une boule à l’arrière du genou. Le médecin que j’ai vu à l époque ne m’a fait qu’une IRM sur le devant du genou et m’a dit que c’était non opérable mais la douleur devient permanente, augmente et cette boule est apparue,…vraiment, n’ y a t il rien à faire??


Ces exemples sont inspirés de nombreuses questions réelles d’internautes, mais volontairement compilées et remaniées. Toute ressemblance avec un cas réel, ou concernant une personne connue serait purement fortuite. (Remaniées avec protection du secret médical)


Bonjour, Bien entendu les informations que je vais vous donner sont générales. En premier lieu il est important de rappeler que ce qui était vrai à l’epoque tant à l »examen qu’à l IRM peut s’être modifié. Et donc la prise en charge de l’époque peut être différente maintenant selon l ‘évolution de vos symptomes. Lorsqu’un genou se bloque on pourrait évoquer une pathologie des ménisques qui nécessite un nouvel examen clinique par votre médecin et parfois à compléter par une nouvelle IRM. La pathologie méniscale peut parfois necessiter aujourd hui une petite chirurgie ce qui n’était pas e cas à l’époque. Les ligaments croisés peuvent être aussi lésés mais ils ne s’opèrent que lorsque la gêne devient importante notamment lorsque le genou devient instable ou dans certains cas de sportifs. Les gonflements des genoux correspondent parfois à des séquelles ou à des signes de souffrance chronique de l’articulation du genou (notamment les kystes poplités à l’arrière du genou) ou autres pathologies (liste non exhaustive). 

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