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Cancer du col de l’utérus : les risques associés au Gardasil et au Cervarix vont être examinés

Cancer du col de l’utérus : les risques associés au Gardasil et au Cervarix vont être examinés

Agence europeenne medicamentLes vaccins contre le HPV sont disponibles dans l’Union européenne sous les noms de Gardasil/Silgard, et Cervarix. Gardasil a été autorisée depuis Septembre 2006, et est approuvée dans les deux sexes afin de prévenir des lésions précancéreuses et du cancer du col utérin et de l’anus. Après leur approbation, ces vaccins ont été introduits dans les programmes nationaux de vaccination dans de nombreux pays à travers le monde. L’Agence européenne du médicament (EMA) va passer en revue certains risques potentiellement associés aux vaccins contre le HPV afin de clarifier davantage leur profil en matière de sécurité. Cet examen mis en place suite à la demande du Danemark se focalisera sur la survenue de deux syndromes spécifiques et « rares » : le syndrome douloureux régional complexe (SDRC) et le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (STOP). Ces effets indésirables graves ont été constatés suite à des données issues des suivis post-AMM.

Le SRDC s’exprime par des douleurs chroniques affectant les membres, tandis que le STOP est caractérisé par une augmentation anormale du rythme cardiaque lors d’un changement de position du corps, provoquant des vertiges, des risques d’évanouissements, des maux de tête, des douleurs à la poitrine ainsi qu’une sensation de faiblesse. Ces deux syndromes ont déjà été rapportés par le passé chez des jeunes femmes ayant reçu les vaccins anti-HPV, mais « aucun lien de cause à effet avec les vaccins n’a pu être formellement établi pour le moment » selon l’EMA, car ils peuvent également survenir chez des personnes non vaccinées ! Ainsi l’objectif principal de cette étude, pilotée par le Comité d’Evaluation des Risques en matière de Pharmacovigilance de l’EMA (le PRAC), sera de déterminer, en tenant compte des dernières avancées scientifiques, si les cas de SDRC et de STOP sont plus importants ou pas parmi les femmes ayant reçu des vaccins anti-HPV, et si on peut en dégager un lien de cause à effet. En fonction des résultats, l’EMA décidera ou non de modifier l’information sur ces produits, mais l’Agence souligne d’ores et déjà que son « examen ne remet pas en cause les bénéfices et les bienfaits » de ces vaccins déjà administrés à 72 millions de personnes à travers le monde pour lutter contre la transmission du papillomavirus (HPV) par voie sexuelle.
Le HPV est à l’origine de lésions précancéreuses qui peuvent évoluer en cancers du col de l’utérus, et en cancers du canal anal ou de la gorge. Le cancer du col est la 4e cause de décès par cancer chez les femmes à travers le monde, avec des dizaines de milliers de décès en Europe chaque année, malgré l’existence des programmes de dépistage pour identifier le cancer précocement (40% des femmes négligent le frottis).
Source :

Auteur : Dr Rosunee

Conflits d’intérêts : L’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée. Cet article est issu d’une expérience de terrain, il existe d’autres produits, et d’autres protocoles de prise en charge.

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