Nous ne sommes pas seuls à apprécier l'été: certains
insectes et autres espèces de petite taille sont en pleine activité dans
cette saison, et la plupart donnent au moins des démangeaisons
horripilantes. Dans quelles circonstances sommes-nous attaqués, comment
réagir?
Les aoutats :
Ce sont
des larves d'acariens, qui vivent au ras du sol, dans l'herbe, et ils
grimpent sous les vêtements, attirés par toutes les zones humides; ils
"attaquent" quand ils sont coincés, par exemple sous les élastiques des
sous-vêtements, ou dans un pli anatomique.
Quelles lésions?
D'abord une plaque, puis des vésicules se forment, parfois de l'oedème (notamment sur les parties génitales)
Attention aux risque de surinfection : pulvériser un antiseptique quand ces petites bulles se crèvent.
Le prurit sera calmé par des anti-histaminiques (anti-allergiques).
S'il y a une suspicion que des larves restent présentes, un traitement par Ascabiol® pourra vous être prescrit.
Les araignées:
La veuve noire :
On
la craint, mais elle n'est pas fréquente en Europe, et en tout cas elle
fuit la ville. En France, 10 à 15 cas par ans sont signalés en été, et
surtout en Corse ( superbes randonnées, mais grande prudence)
Elle est petite, reconnaissable à ses nombreux points rouges
Sa
morsure est parfois très discrète (une morsure d'araignée douloureuse
l'élimine a priori), et le diagnostic peut hésiter avec plusieurs
affections, quand on se met à avoir au bout de quelques heures des
douleurs musculaires, des troubles du système nerveux végétatif (tension
instable par exemple, grosses sueurs), signes abdominaux simulant une
urgence chirurgicale à cause des muscles contracturés.
Dans ces cas: direction hôpital, où le traitement sera simple, en contrant l'action de la toxine avec une perfusion.
La lycose de Narbonne:
Elle est au contraire très grosse, donc impressionnante, mais mord peu souvent.
Le
principal risque de sa morsure est un gros oedème avec compression
vasculaire, qui peut demander une incision pour décomprimer.
Donc
pour éviter cette complication, dès la morsure, désinfecter et
appliquer des poches de glace, surveiller plus bas (la main ou le pied),
si la couleur, la température changent, ou si un engourdissement
apparait, pour consulter en cas de besoin.
Une petite zone de
nécrose au point de piqure (couleur noirâtre) est assez courante avec
les araignées, mais va s'estomper sans problème. Avec une certaine
espèce, la nécrose peut s'étendre et nécessiter l'hospitalisation, mais
c'est rare.
La chenille processionnaire:
Ses poils sont reliés à une poche à venin, venin très toxique entrainant des nécroses :
-
le contact sur la peau, qui se protège, donnera surtout irritations,
grattage. Ce contact peut même se faire à distance de la chenille, les
poils s'envolant; attention au linge qui sècherait à proximité d'un
nid...
- mais sur les muqueuses ou l'oeil, le risque de lésions nécrotiques est important:
- le
contact dans la bouche (jeune enfant) demande un nettoyage au gant
humide immédiat et une consultation rapide pour évaluer les lésions, et
éventuellement assurer un traitement corticoïdes+anti-histaminiques
- tout contact avec l'oeil demande un lavage à l'eau et une consultation ophtalmologique en urgence.
Le scolopendre :
C'est un mille-patte plutôt agressif, plus que les araignées ou les scorpions en France.
Sa
morsure est très douloureuse et demande un traitement antiseptique +
antalgiques. On en profite pour vérifier si le vaccin anti-tétanique est
à jour.
Les scorpions :
Bien
qu'aussi impressionnants que les autres, les scorpions en France ne
sont pas très venimeux; nous en avons surtout: un de 2 cm de long et
presque noir, et un autre de 5 cm plutôt jaune.
Les signes de morsure sont modérés, que ce soit localement ou sur le plan général.
Le
traitement se contentera de désinfecter et mettre à jour le vaccin
anti-tétanique (toutes les lésions cutanées en nature sont une occasion
de vérifier ses vaccins).
Les tiques :
Lesquelles :
- c'est une espèce très vaste, de la famille des arachnidés comme les araignées, et seulement un petit nombre nous concerne
- certaines
ont leur propre toxicité, comme les femelles d'une espèce d'Australie
et du Canada responsable de la paralysie ascendante à tiques; elle est
très rare en Europe
- sous nos contrées, elles sont
surtout des vecteurs de maladies virale ou bactériennes, les plus
courantes en France étant la maladie de Lyme et la fièvre boutonneuse
méditerranéenne
La piqûre de tique a une évolution particulière selon la contamination éventuelle :
- au
départ, elle reste fixée à la peau et se nourrit, avant de devenir
nocive: c'est pourquoi il est important de passer l'inspection, sur
nous-même ou sur nos animaux, après une promenade ou un séjour en
nature, pour les retirer proprement sans laisser le dard; pour cela, les
petits instruments appelés tire-tiques, sont très utiles et assez
pratiques. Il vaut mieux éviter de passer un produit désinfectant
d'abord, car elle pourrait régurgiter et "balancer" les vecteurs
infectieux d'un coup. Bien désinfecter ensuite.
- dans
le cas, donc très rare en Europe, d'espèce neurotoxique, 2 à 7 jours
après, on peut ressentir malaises, irritabilité, fourmillements des
extrémités. Dans ce contexte, si elle est encore accrochée: il est
préférable de la tuer d'abord, avec un coton imprégné d'alcool ou
d'éther, avant de la retirer. Son venin produit une paralysie
ascendante, les signes de faiblesse musculaire remontant vers le haut du
corps, parfois jusqu'aux muscles respiratoires chez les personnes
fragiles, les enfants, mais encore une fois, c'est rare et jamais vu en
Europe.
- toute fièvre dans les jours qui suivent
demande une consultation médicale en précisant qu'il y a eu morsure de
tique, et le médecin recherchera des signes biologiques de maladie
infectieuse transmise (Lyme, fièvre boutonneuse); dans le cas de la
maladie de Lyme, le point de morsure a souvent une évolution évocatrice,
c'est l'érythème migrant ( voir article "maladie de Lyme").
- en-dehors
de toute contamination, une rougeur immédiate autour du point de piqûre
n'a aucune signification, l'erythème migrant ayant un délai de latence
de 3 à 30 jours.
- autre lésion non spécifique: en cas
de persistance d'une partie du dard (appelé rostre), il peut y avoir
une petit induration inflammatoire (granulome), pendant quelques
semaines, et n'a pas de caractère de gravité.
- dans
certaines régions à forte incidence de maladie de Lyme, certains
médecins ont l'habitude de prescrire un traitement antibiotique précoce,
prophylactique: c'est surtout utile si elle est resté plus de 24-36
heures ou est gorgée de sang, et chez la femme enceinte.
Les "puces de canard":
Surtout
connues des personnes habitant près des grands lacs des Alpes, elles
se fixent sur la peau pendant les baignades, et finissent de pénétrer si
on se laisse sécher sans se rincer ni s'essuyer. Ces précautions sont
donc recommandées quand on se baigne dans ces lacs.
Leur principal inconvénient : démangeaisons +++
Les hyménoptères
Ils sont représentés par les guêpes, les abeilles, les frelons et les bourdons.
Leur
toxicité directe, en-dehors de toute allergie, est représentée par la
quantité de venin injectée et le nombre de piqûres: l'abeille injecte en
une fois 10 à 25 fois plus de venin que la guêpe, mais cette dernière
peut piquer plusieurs fois, tout comme le frelon, qui appartient à la
même branche, et a de plus une forte concentration en venin, d'où sa
dangerosité. Les guêpes sont autant attirées par la viande que par les
aliments à odeur sucrée.
Par ailleurs, l'abeille ne pique que si
on la dérange, et en meurt, car son dard reste accroché à la peau et
arrache une partie de son abdomen quand elle s'en va.
Leurs venins:
Ils
ont une composition très complexe, associant des enzymes de dégradation
responsables de la mort des cellules, et des substances protéiques
responsables des allergies.
Les effets toxiques dépendent de la
quantité injectée: l'hospitalisation est conseillée à partir de 15 à 20
piqûres de guêpe, mais un seul frelon puisse être dangereux et demander
aussi une consultation aux urgences s'il pique plusieurs fois.
Les réactions locales:
Plus
ou moins intenses en fonction de l'endroit et des réactions
personnelles, elles comportent à des degrés variables douleur, rougeur,
oedème, qui n'ont pas de signification particulière, sauf si l'oedème
entraine une gêne locale ou en amont ( piqûre sur les muqueuses où
l'oedème est toujours plus facile); c'est ainsi qu'une piqûre dans la
bouche ou la gorge peut entraîner de grosses difficultés respiratoires
demandant un traitement urgent, sans pour autant être allergique.
La douleur est plus forte avec les guêpes et surtout les frelons.
L'oedème est souvent associé à des démangeaisons.
Ces réactions cèdent en général en quelques heures.
Les réactions toxiques:
L'intensité est proportionnelle à la quantité de venin injectée, donc au type de la "piqueuse" et au nombre de piqûres.
Le
mécanisme principal est la mort des cellules, concernant au premier
chef celles à renouvellement rapide, dont l'intestin, et explique les
troubles digestifs.
Il y a aussi une certaine toxicité neurologique, expliquant les malaises, chutes de tension, convulsions.
Les réactions allergiques:
Ici,
une seule piqûre suffit! Il faut donc être vigilant si: personne à
terrain allergique, piqûres rapprochées de moins de 2 mois, et intensité
croissante des réactions locale d'une piqûre à l'autre ( en particulier
extension locale)
Les signes sont ceux d'une réaction anaphylactique :
-
urticaire généralisé, oedèmes importants (visage+ = oedème de Quinck et
risque d'oedème laryngé avec obstruction des voies respiratoires)
-
signes respiratoires ++ : obstacle mécanique haut par oedème de la
langue ou du larynx, ou bronchospasme avec signes d'asthme grave
- chute de tension par dilatation majeure et rapide des vaisseaux, prenant de vitesse les réactions d'adaptation.
Cela
explique que, en attendant l'effet d'une désensibilisation fortement
recommandée, l'adrénaline, contrant à la fois le bronchospasme et la
vasodilatation, soit un traitement majeur de la réaction anaphylactique,
et que les personnes allergiques aux hyménoptères doivent avoir en
permanence avec elles un kit d'injection sous-cutanée d'adrénaline,
simple à utiliser, sans même prendre le temps de désinfecter sauf si
cela ne vous fait pas perdre de temps. Il faut ensuite hospitaliser la
personne pour surveillance médicalisée, car le choc anaphylactique peut
rechuter encore pendant plusieurs heures.
Un piège à connaître:
les guêpes fréquentant le sud de la France ne sont pas forcément le même
type qu'au nord (plutôt poliste au sud et vespula au nord), et on peut
être allergique à l'une, pas à l'autre. Donc, même si vous ne vous savez
pas allergique, il faut rester méfiant et surveiller toute réaction
locale semblant s'étendre, ou symptôme plus général, tout en se
rapprochant de lieux habités pour avoir un accès rapide aux soins si
besoin.
Si vous avez un terrain allergique, ou déjà fait des
réactions intenses dans d'autres circonstances, il peut être prudent en
randonnée d'avoir votre kit d'adrénaline; votre médecin traitant vous
reprécisera les signes d'alerte, de probabilité variable selon vos
propres antécédents.
Les vipères:
Sur les 4 espèces que nous avons en France,
il n'y a que deux potentiellement venimeuses (potentiellement parce que
l'injection de venin n'est pas systématique et que son effet dépendra
autant de l'état de santé de la vipère que de celui de sa victime, son
âge, l'endroit mordu) : vipère aspic au sud, et vipère péliade au nord
L'envenimation
étant souvent peu importante, il ne faut surtout pas céder à la
panique, ce qui ne ferait qu'accélérer la diffusion du venin et la
sensation de malaise.
Que faire lors d'une morsure de vipère:
Rassurer
la personne, la mettre au repos allongée, pendant que les secours sont
prévenus. Il ne sert à rien de tenter d'évaluer soi-même si la morsure a
l'air problématique ou non, l'hospitalisation sera systématique pour
décider du traitement
Nettoyer et désinfecter la morsure avec
Dakin® ou Betadine® ( celle-ci existe en compresses pré-imprégnées,
pratiques en randonnée)
Ne pas tenter de mettre un garrot : c'est
très délicat à gérer, et pourrait majorer les difficultés de
circulation sanguine en cas d'oedème. L'idéal est d'avoir une bande de
crêpe qui sera posée en spirale de la racine du membre vers l'extrémité,
peu serrée ( on peut passer un doigt entre elle et la peau); c'est
suffisant pour gêner seulement le retour du système lymphatique et donc
la diffusion du venin, sans prendre de risque circulatoire.
Autres gestes spectaculaires mais sans intérêt :
- l'incision : elle traumatise les tissus, augmente le contact du venin, augmente les risques de nécrose locale
- la cautérisation : la peau sera dégradée avant le venin
- la
succion : le venin n'est pas dans une poche mais dans les tissus
sous-cutanés, et c'est une source de "contamination" via les muqueuses
de la bouche; de la même manière les dispositifs de type "aspivenin"
n'ont guère d'intérêt
- éviter de donner des boissons
toniques tachycardisantes (café, thé...), de réchauffer trop activement,
même si l'anxiété et le choc psychologique peuvent donner une sensation
de froid.
Les moyens antalgiques et qui retardent la diffusion du venin : poche de glace, immobilisation du membre atteint.
Pas
d'injection de sérum hors hôpital+ : il y a des risques allergiques, et
elle est réservée aux cas les plus sévères, moins fréquents que les
formes bénignes. Son dosage sera précis.
Les traitements
complémentaires qui seront pratiqués à l'hôpital: corticoïdes, héparine
en cas de complication sur l'hémostase ( coagulation intra-vasculaire
disséminée).
Les poissons qui piquent ou mordent :
Les vives:
Ce sont des poissons vivant à faible profondeur dans des eaux tempérées, cachés dans le sable.
On
ne les voit donc pas malgré leurs 10-15 cm de long, et on peut marcher
dessus par mégarde : il est recommandé de demander aux habitants du coin
s'il y a des zones "à vives", et avoir de préférence des sandales en
plastique à semelle épaisse pour marcher dans l'eau. Cette précaution
est valable aussi pour éviter les oursins, ou quand il y a des pierres
dans l'eau, toujours très glissantes par les algues.
Lorsqu'on
leur marche dessus, elles ont une réaction de défense qui fait se
dresser les aiguillons venimeux de leur dos; mais si on marche à petits
pas, il y a des chances qu'elles aient le temps de fuir avant
l'incident.
Leur piqûre est très reconnaissable: douleur
très intense, qui peut même provoquer une syncope, puis la noyade, et
troubles neurologiques avec brûlures qui remontent le long du membre; il
y a de l'oedème, cela peut saigner franchement, mais cela n'élimine pas
le venin...
La conduite à tenir est très simple:
Nettoyer sommairement, surtout les éventuels débris.
Surélever le membre.
Et
utiliser une source de chaleur pendant 10-15 minutes, le venin étant
dégradé à partir de 56°: soit le bout incandescent d'une cigarette, sans
contact (rester à la distance qui commence à donner une sensation
légère de brûlure), de même pour la flamme d'un briquet, soit tremper
l'extrémité du membre dans de l'eau bien chaude sans brûler (celle
obtenue depuis un chauffe-eau ou un ballon bien réglé est dans cette
zone de température).
Donner un antalgique si possible, mais en tout cas amener systématiquement la victime dans un centre de soins.
Les rascasses:
Elles et les poissons-pierre se fondent dans le décor, mimant la pierre.
Leurs
piqures peuvent être très dangereuses, et provoquer des chocs
allergiques. Elles sont elles aussi très douloureuses, avec des troubles
sensitifs.
Il faut être pêcheur ou chasseur sous-marin pour y
être confronté, ou bien cuisinier (la rascasse est un élément important
de la bouillabaisse). Les personnes concernées sont normalement formées
aux précautions à prendre.
La gestion est la même que pour les
piqûres de vive, mais avec le risque de choc allergique à surveiller; il
est encore plus impératif d'aller rapidement dans un centre de soins.
Certaines piqûres peuvent évoluer vers une petite zone de nécrose locale.
Les raies :
Toutes les raies ne piquent pas. En France, nous avons la raie pastenague, assez répandue.
Le traitement local est identique.
Les méduses:
Elles habitent les eaux chaudes de la Méditérrannée. Ce sont des animaux translucides,
pas toujours repérées par les baigneurs peu expérimentés ou attentifs,
mais dès qu'elles sont repérées, les services de surveillance informent
sur les plages, car elles ont tendance à arriver par bans entiers, , et
la baignade est alors fortement déconseillée. Elles piquent leur
victimes avec leurs cellules urticantes, disposées sur leurs tentacules.
Sur
le littoral français, le contact avec une méduse est généralement
bénin, contrairement à leurs cousines tropicales, ou aux physalies,
version géante, qui sont plus dangereuses. Il provoque généralement une
brûlure et des picotements.
Dans certaines circonstances, ou selon la sensibilité du baigneur, cela peut aller jusqu'à la syncope et donc, risque de noyade.Lorsque
qu'une méduse ou une physalie, la victime ressent après le contact, une
douleur semblable à une décharge électrique.
Cette décharge électrique,
se transforme alors en une vive sensation de brûlure. Par la suite, une
rougeur apparaît sur
le trajet de contact des tentacules de l'animal, plus ou moins cloquée

Que faire :
Rincez la plaie immédiatement avec l'eau de mer jusqu'à la disparition
des symptômes. Tant pis si elle est polluée, mais l'eau douce pourrait
faire éclater les cellules urticantes restées sur la plaie, augmentant
la propagation du venin.
Mettre du sable sur la plaie et laisser sécher. Une fois le
sable séché, passer la tranche d'une carte de crédit, ou le dos d'un
couteau par exemple pour enlever les dernières cellules urticantes qui
persistent. C'est difficile sur une zone poilue, qu'il faudra peut-être
raser, toujours très en douceur.
Si des tentacules transparentes sont présentes sur la plaie, retirer doucement avec un gant ou avec une pince à épiler.
Pour apaiser la sensation de brûlure, vinaigre ou alcool dénaturé à 70°
sont très efficaces (de même se frictionner au vinaigre sur un urticaire
quand on n'a pas de médicaments, après un picotement passager, soulage
très vite et permet de consulter plus serein).
En complément contre la douleur, penser aux applications de glace.
Rester vigilant et amener dans un centre de soins si les piqûres sont
nombreuses ou si la personne a un terrain fortement allergique, car
risque de choc allergique.
A ne pas faire +++ :
- faire saigner ou tenter de sucer la plaie
- toucher les méduses trouvées inertes sur le sable: leurs cellules urticantes restent efficaces...
- la chaleur n'est pas très efficace, seulement si faible envenimation.
Une
fois ces rappels faits, que la vigilance ne vous empêche pas, bien au
contraire, de profiter de votre environnement naturel, dont nous ne
sommes qu'un petit élément.
Et bien sûr les moustiques
Vous les connaissez bien, ils s'habituent malheureusement à beaucoup de nos répulsifs, mais nous avons encore du choix.
Certaines années, ou dans certains endroits, les lésions de grattage se surinfectent plus ou moins facilement.
Le
traitement sera : anti-histaminiques, parfois crème corticoïde ou
anti-inflammatoire selon la réaction locale, désinfecter si lésions de
grattage
Une petite astuce à connaitre
Quand
vous êtes en nature : je n'en n'ai pas l'explication scientifique, mais
elle est à tester, souvent efficace, à priori sans risques si vous
n'êtes pas allergique à des végétaux: en cas de morsure ou de piqûre
d'insecte, cherchez aussitôt 3 plantes à feuilles différentes, pas des
orties bien sûr...., et vous frottez la lésion avec chacune, l'une après
l'autre l'autre. L'effet global va calmer dans la plupart des cas
douleurs locales et démangeaisons.
Voilà donc un tour d'horizon des toutes petites bestioles qui savent empoisonner l'été des géants que nous sommes pour elles.
Dr Denise Cazivassilio
CO 94/10335
Conflits d’intérêts : L’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée. Cet article est issu d’une expérience de terrain, il existe d’autres produits, et d’autres protocoles de prise en charge.